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mardi, 06 décembre 2011

Gbagbo à la CPI : la messe déjà dite ?

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Hier (lundi 5 décembre 2011), l’ex-homme fort d’Abidjan est passé pour la première fois devant ceux qui sont chargés de le juger, de déterminer s’il est coupable des crimes contre l’humanité qui lui sont reprochés au cours de la période de la crise post-électorale meurtrière qu’a connue la Côte d’Ivoire.

Le monde entier a pu suivre Laurent Gbagbo que l’on n’avait pas revu depuis son incarcération à Korhogo, dans le Nord de la Côte d’Ivoire, depuis son arrestation le 11 avril 2011, après plusieurs jours de bombardement de la résidence présidentielle où il était retranché avec quelques proches, par les hélicoptères de l’armée française et de l’ONU.

Au lieu de l’« animal traqué, abattu et craintif », que certain auraient bien voulu voir, Gbagbo est apparu à la face du monde plus combatif que jamais, avec le sourire et la pointe d’humour qu’on lui connaît. C’est tout à son honneur, quand on sait la gravité de ce qui lui est reproché, et surtout les moyens immenses déployés pour convaincre le monde entier que comme pour Sadam Hussein, le clouer au pilori fera le plus grand bien à toute l’humanité.

Ce qui a retenu mon attention, c’est les tout premiers commentaires faits par les journalistes de la Communauté Internationale (c’est bien ce qu’ils sont, ces travailleurs des chaînes occidentales d’information en continu). Et ces commentaires me laissent croire qu’en réalité, tout est déjà joué d’avance pour Laurent Gbagbo.

D’abord, sur France 24, qui recevait sur son plateau pour la circonstance Monsieur Adama Diomandé, Président d’une ONG ivoirienne de défense de la démocratie et fervent partisan d’Alassane Ouattara, et un autre invité dont je n’ai pas pu retenir le nom (excusez-moi). M. Diomandé, tout défenseur de la démocratie qu’il est n’a eu de cesse de traiter Monsieur Gbagbo de criminel, lui qui a certainement déjà fait son procès et conclu à sa culpabilité. Le journaliste de France 24 l’a bien repris une fois en lui rappelant le principe de la présomption d’innocence, mais rien n’a faire !

Après, sur BBC quelques minutes après, c’est l’intervention de Gbagbo ou du moins quelques bribes de cette intervention qui sont rediffusées. Et comme sur France 24 ou sur RFI, tous ces journalistes mettent en avant une certaine accusation qu’il aurait portée contre la France, en omettant que Gbagbo n’a fait que décrire tout simplement les conditions de son arrestation.

Ce qu’il y a de pernicieux dans cette attitude, c’est que l’on cherche à faire admettre que Gbagbo et ses avocats ont l’intention de se cacher derrière la bonne vieille excuse du néo-colonialisme reproché à la France.

Ce faisant, on oublie la vraie question d’origine : d’où vient-il qu’à l’issue d’une élection où deux candidats revendiquent la victoire, on en arrive à une guerre qui fait plus de 3.000 morts ? Comment se fait-il qu’au lieu de chercher des moyens pacifiques d’établir une bonne fois pour toute la vérité des urnes, la Communauté internationale avec à sa tête la France, prend fait et cause pour l’un des candidats, malgré les allégations de fraudes graves commises dans des zones acquises à sa cause ? Sarkozy aurait-il agi comme il l’a fait si les rôles avaient été inversés ?

Et puis, l’intervention de la France en Côte d’Ivoire se fonde officiellement sur le fait que Gbagbo serait en train de massacrer ses propres populations (ils ont déjà fait des enquêtes et ont découvert qui a tué les gens : ils sont forts ! peut-être qu’il est écrit sur chaque cadavre le nom de son assassin !). On a même entendu dire qu’il utilisait des armes lourdes contre des civils innocents. Mais que s’est-il passé à l’Ouest, précisément à Duékoué où des villages entiers auraient été rasés par les forces de Ouattara ? Ces faits là ne méritent-ils pas la même attention des défenseurs des populations ivoiriennes vivant à Abidjan ?

Mais je crois que je rêve en pensant que ces questions vont faire partie des débats, ou que quelqu’un parmi ces faiseurs d’information internationale va oser les poser et attendre de vraies réponses. A mon avis, tout est fait pour qu’Alassane Ouattara et Guillaume Soro continuent de gouverner la Côte d’Ivoire, même si eux non plus, ne sont pas blancs comme neige. Et comme il suffit toujours qu’un seul paye, je pense que pour Gbagbo, humainement parlant, la messe est dite. Dommage pour la vérité que les ivoiriens ne sauront probablement jamais sur cette sombre page de leur histoire !

Ch@rlie

jeudi, 01 décembre 2011

Élections en RD Congo : chronique d'un affrontement préparé

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Les élections présidentielles et législatives en République Démocratique du Congo (RDC) se sont déroulées tant bien que mal le lundi 28 novembre 2011. Les premiers résultats (ceux de la présidentielle) étant attendus le mardi 6 décembre prochain, on assiste déjà à la très africaine habitude de la proclamation de la victoire par chacun des principaux candidats qui bat son plein en ce moment.

Revenons sur des aspects de la conduite de ces élections présidentielles qui, comme dans la plupart des pays d'Afrique sub-saharienne, permettent de comprendre (en partie) comment on en arrive là.

Un important scrutin à un seul tour

Grâce à un tour de vis constitutionnel opéré en janvier 2011, le gouvernement en place a réussi à faire accepter la tenue d'un scrutin à un seul tour.

Officiellement, la raison invoquée a été le coût financier et matériel de l'organisation d'un scrutin à deux tours pourtant conforme à la constitution, dans l'un des plus grands pays francophones du monde avec 32 millions d'électeurs. Mais les opposants à cette modification doutent fort que le Congo n'ait pas les moyens de respecter sa propre constitution, et accusent plutôt le camp présidentiel de vouloir créer les conditions pour assurer une victoire facile à Joseph Kabila, Président sortant.

Il n'en faut pas plus pour cristalliser davantage les positions et pousser un peu plus les esprits dans une disposition d'affrontement.

Un traitement approximatif par les média internationaux

J'ai écouté avec attention trois des candidats à l'élection présidentielle à qui Radio France International (RFI) a donné une lucarne. C'est une bonne chose que les candidats à l'élection présidentielle aient tous la possibilité de s'adresser aux congolais et au monde entier, et en cela, RFI est à féliciter.

Toutefois, je dois avouer que la façon dont ces interview ont été conduites m'a laissé sur ma faim. Le journaliste de RFI a posé toutes les questions sauf celles qui devaient permettre aux candidats de présenter leur programme et montrer leur originalité par rapport aux autres prétendants au fauteuil présidentiel.

Les thèmes abordés concernent les ententes ou mésententes entre candidats de l'opposition, les réactions que ceux-ci auront en cas de victoire de Kabila... Tout sauf un vrai débat constructif. Comme si les élections en RDC (et plus généralement en Afrique), représentaient un moindre enjeu qu'ailleurs.

À mon avis, cette façon de traiter l'information politique dans les pays africains, en rajoute aux crispations et oppositions déjà trop vives.

L'attitude de mauvaise foi des candidats et de leurs états-majors

Enfin, je constate la mauvaise foi des candidats, notamment les deux plus grands (Joseph Kabila et Étienne Tshisekedi), qui, alors que selon les règles sur lesquelles ils se sont entendus, seule la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) est habilitée à proclamer les résultats provisoires, ceux-ci ont déjà commencé à revendiquer la victoire.

Ce faisant, ils plantent les germes de la contestation et de l'affrontement de leurs partisans, quel que soit le résultat qui sera annoncé par la CENI le mardi prochain.

L'expérience récente de la Côte d'Ivoire est là pour rappeler aux congolais jusqu'où de telles attitudes peuvent conduire un pays. Pourvu que le peuple congolais en prenne conscience et en tire les leçons.

Pour que l'Afrique avance !

Ch@rlie

jeudi, 20 octobre 2011

« Doing Business 2012 » est sorti aujourd'hui !

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  1. Le rapport sur l'environnement des affaires dans les pays, édition 2012, est sorti aujourd'hui (20 octobre 2011). son titre est «  Doing Business 2012: Entreprendre dans un monde plus transparent ». Cette année comme l'année dernière, Singapour arrive en tête du classement sur la facilité de faire des affaires, suivi par Hong Kong, la Nouvelle-Zélande, les Etats-Unis et le Danemark.

  2. Selon ce rapport de la SFI et de la Banque mondiale, les économies ont continué à mettre en œuvre des réformes pour améliorer la capacité des entreprises locales à entreprendre ; la transparence et l’accès à l’information jouant un rôle clé dans les reformes.

  3. Il évalue, pour 183 pays du monde, les réglementations influant sur les entreprises locales et classe ces économies selon 10 domaines de la réglementation des affaires tels que la création d’entreprise, le solutionnement de l’insolvabilité ou le commerce transfrontalier. Cette année, le classement s’est étendu aux indicateurs sur le raccordement à l’électricité. Selon le rapport, le raccordement au réseau électrique est plus efficace en Islande, en Allemagne, à Taïwan, Chine, à Hong Kong et à Singapour.

  4. En Afrique, le pays le plus performant selon les indicateurs du Doing business, c'est l'Ile Maurice (21ème). Les pays africains ayant mise en oeuvre le plus de réformes tendant à améliorer l'environnement des affaires sont : Sao Tomé-et-Príncipe, le Cap-Vert, la Sierra Leone et le Burundi.

  5. En Afrique de l'Ouest, on peut noter que la Côte d'Ivoire gagne trois place en passant de la 170ème place en 2011 à la 167ème cette année, tandis que le Togo perd quatre places en se classant 162ème.

  6. Les rapport (en anglais) est disponible en cliquant ici...

  7. Pour que l'Afrique avance !

Ch@rlie

La fin de Khadafi : à qui le tour ?

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  1. Ça y est, c'est fini ! Khadafi est mort. La situation de guerre entamée depuis février 2011 s'achève, pense-t-on, avec la mort de celui qui aura marqué l'histoire de la Lybie et de l'Afrique d'une empreinte plus que particulière.

  2. J'écris ce post parce que je suis sûr que plusieurs questions méritent d'être évoquées sur la fin de la guerre en Libye, et que certaines d'entre elles risquent de ne pas retenir l'attention des faiseurs d'informations que sont les grandes chaînes internationales de presse.

  3. Je reconnais, comme la majorité des observateurs de la scène internationale, que le Guide de la Révolution Libyenne n'a pas été un saint homme. Même qu'il a été un personnage quelque peu trouble, capable d'allier vision de grandeur (lorsqu'il s'agit par exemple de l'union de l'Afrique) et dictature aveugle (lorsqu'il s'agit du traitement de son propre peuple qu'il a toujours assuré aimer et protéger par dessus tout).

  4. Mais l'enchaînement de ces derniers mois en Lybie me laisse avec un certain nombre d'analyses que je voudrais partager avec mes chers lecteurs.

  5. La première, c'est que je remarque qu'avec la fin de Khadafi et après ce qui est arrivé à Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire, une nouvelle forme de diplomatie internationale commence à prendre forme. Il me semble que la violence devient, petit à petit, un moyen légitimement accepté par les chantres de la démocratie et des droits de l'homme, pour « faire avancer les choses ». Et le mode opératoire, dans les deux pays, à quelques variantes près, est presqu'écrit dans le marbre de la morale internationale. Je m'essaie à le décrire ainsi :

    - profiter de ou susciter une rébellion : dans le cas de la Côte d'Ivoire comme dans celui de la Libye, il y a eu une rébellion qui a reçu la bénédiction des tenants de la communauté internationale. Je ne parle pas de la légitimité ou non de ces rébellions, ni du bien fondé ou non de leurs revendications. Je parle du fait nouveau qui consiste pour la communauté internationale a légitimer des rébellions, à les soutenir et à les armer pour tuer leurs propres compatriotes, pourvu que l'objectif visé ne soit pas menacé. Fini le temps où tout le monde condamnait unanimement les rébellions, malgré le bien fondé de leurs causes ;

    - diaboliser l'ennemi : c'est plus ou moins facile selon l'ennemi à diaboliser, mais avec les moyens énormes à sa disposition, la communauté internationale y arrive. Ce n'est qu'une question de temps. Cela consiste à accaparer tous les médias internationaux, ceux qui ont le pouvoir d'inonder la terre de leurs scoops de dernière minute, pour présenter le plus mauvais visage de l'ennemi, et rencontrer ainsi l'assentiment de la terre entière, ou presque, pour l'éliminer. Cela a marché presque de la même manière avec Gbagbo et avec Khadafi ;

    - se substituer à la rébellion suscitée ou utilisée, lorsque cela est nécessaire, jusqu'à la fin du pouvoir ennemi : le déroulement des guerres ivoiriennes et libyennes récentes le prouvent clairement. Et la polémique éphémère qui a entouré la capture de Gbagbo, ainsi que les différentes versions de l'assasinat de Khadafi, le prouvent assez bien ;

    - couper toute possibilité à l'ennemi de revenir à la charge, en traquant tous ceux qui, à tort ou à raison, se sont trouvés à un moment donné de leur vie, dans son entourage.

  6. Ensuite, je remarque que si dans les deux cas (Côte d'Ivoire et Libye), la France a joué le rôle « d'avant-centre » sur le terrain opérationnel, c'est cette conception bien américaine de la justice qui est en train de s'imposer au niveau international, celle de la peine de mort.

  7. En effet, après la mort de Ben Laden, celle de Khadafi est la fin la plus plébiscitée qu'il m'ait été donné de voir. Tous les grands de ce monde se félicitent de la fin l'ennemi public international, sans se demander si ses droits d'être humain (car il devait en avoir quand même, s'il a été capturé vivant comme l'affirme le journal français Le Parisien) ont été respectés.

  8. La dernière remarque que je fais, c'est que la croisade anti-dictateurs de la communauté internationale n'est pas achevée, loin de là. Maintenant, resta à savoir où l'armée mondiale en construction va se diriger, maintenant que « the job is done » en Libye. Et j'aimerais là aussi m'essayer à prédire quelque chose, en m'appuyant sur l'enchaînement des émissions de France 24 aujourd'hui.

  9. Vers 21H, la journaliste de ce grand média français a refermé le journal en rappelant l'info du jour, celle de la mort de Khadafi : normal, ce n'est pas tous les jours qu'un ennemi du monde de cette envergure rend l'âme ! Mais juste après, c'était un reportage sur la répression meurtrière qui se déroule en ce moment au Yémen, avec un zoom sur les bienfaiteurs rebelles...

  10. Alors, vous pensez comme moi que le Président Saleh risque sa peau ?

Ch@rlie

dimanche, 11 septembre 2011

Lutte contre le terrorisme islamique : le rôle des musulmans est déterminant

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En ce jour où tous les yeux sont tournés vers les Etats-Unis qui commémorent le dixième anniversaire des attentats qui ont détruit les tours jumelles de New York, j'ai décidé de signer mon retour sur le blog Aller de l'avant.

Dans un prochain post, je m'efforcerai, par respect pour mes chers lecteurs, de donner les raisons de ce si long silence. Mais pour l'instant, je vous livre ici et maintenant, ma contribution à cette célébration mondiale qui se veut un hymne à la lutte contre le terrorisme quel qu'il soit.

Ce qui s'est passé à New York le 11 septembre 2001, est une étape dans la montée en puissance du radicalisme islamique, dont le porte-étandard au niveau mondial est sans nul doute la nébuleuse Al Qaeda.

La réponse normale de l'opinion américaine en particulier, et en général de l'opinion internationale à cette montée en puissance de l'extrémisme islamique, c'est une islamophobie de plus en plus répandue, surtout dans le monde occidental. Désormais, il ne s'agit plus seulement de groupes tels que le Hamas ou le Hezbolla qui, dans le cadre de leur guerre anti-israelienne, font ou ont fait usage du terrorisme. On parle également de groupes dont les ramifications arrivent jusqu'en Afrique noire et dont les pratiques violentes sont tout aussi graves. Je pense à AQMI, à Boko Haram... Le nombre croissant de leurs victimes est également un des indices de la montée en puissance de ce terrorisme islamique. Selon le professeur Riaz Hassan de la Flinders University Suicide Terrorism (FUST), l'analyse statistique met en évidence une rapide croissance des attentats suicides depuis le début de la présente décennie (décennie 2000), avec un pic en 2005. Et il semble que l'accroisssement du nombre de victimes soit à mettre en relation avec l'expansion de l'utilisation de la martyrisation (attentats suicides).

Face à cette islamophobie, s'est développée au fil des années une réponse qui, à mon sens, apparaît inachevée, tant ses voies d'explorations se limitent au domaine théorique. En effet, cette théorie de l'islamophilie cherche à montrer que l'islam n'est pas violent en soi, et que le Coran appelle ses pratiquants à promouvoir la paix autour d'eux. Ainsi, les adeptes du terrorisme islamiques ne seraient-ils que des personnes qui font une interprétation fallacieuse des textes sacrés. De ce point de vue, l'islamophobie consiste en un raccourci qui conduit à une généralisation exagérée.

Mais pour moi, cette réponse est inachevée en ce sens qu'elle ne prend pas en compte, en tous cas pas assez, les aspects empiriques, notamment l'attitude des vrais musulmans vis-à-vis de l'extrémisme. En effet, si on peu s'interroger sur la généralisation abusive faite par l'opinion occidentale en matière de terrorisme islamique, on peut également se poser des questions sur l'attitude des musulmans eux-mêmes vis-à-vis de ce phénomène anti-humaniste. Dans plusieurs cas, les auteurs d'actes terroristes sont considérés comme des résistants à l'impérialisme occidental parmi leur peuple et au sein du monde arabo-musulman. On peut parfois lire une certaine approbation qui accompagne leurs meurtres en masse. Mais bien plus, ce sont les traitements infligés aux autres religions dans les pays dont l'organisation est basée sur la charia, qui interpelle. Cette intolérance vis-à-vis des adeptes d'autres religions, tend à crédibiliser la thèse selon laquelle la pratique de l'islam ne condamne pas forcément l'extrémisme, même si celui-ci ne peut trouver un fondement coranique confortable.

À mon avis, une partie de la solution au terrorisme islamique est entre les mains des musulmans à travers le monde. C'est à eux de se lever pour démontrer à la face du monde, qu'ils n'ont rien à voir avec ces actes barbares d'une autre époque. Pour ce faire, ils devront :

  1. manifester de façon plus visible leur désaccord avec les auteurs de ces actes ;

  2. démontrer à la face du monde que leur pratique peut s'accomoder de la tolérance à accorder aux autres religions.

Plus que tous les millions qu'il faut investir dans la lutte contre le terrorisme islamique, la position active des musulmans eux-mêmes est plus que jamais déterminante pour mettre un point final à cette catastrophe mondiale.

Ch@rlie

lundi, 17 janvier 2011

Côte d’Ivoire : la BCEAO attaquée ?

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Je viens vous livrer les témoignages que j’ai pu recueillir sur des événements qui viennent de se produire (il y a une trentaine de minutes environ) au Plateau (quartier des affaires de la capitale économique de Côte d’Ivoire), aux alentours de l’Agence Principale de la BCEAO d’Abidjan.

A peine j’essayais de sortir du Plateau pour prendre la direction de Cocody que mon téléphone sonne : une amie que je venais de quitter me demande de vérifier une information qu’elle vient de recevoir. « Je vois des gens courrir devant mon lieu de travail et même des véhicules rouler à vive à allure en marche arrière. Il paraît qu’il y a des tirs du côté de la BCEAO… »

J’appelle alors une de mes connaissance qui y travaille, et celle-ci me confirme qu’on entend des tirs mais sans être capable de distinguer ce qui se passe vraiment dehors. « Il paraîtrait qu’il y aurait un véhicule de l’ONU, mais on n’en sait pas plus, vu qu’on est enfermé à l’intérieur de la banque », ajoute-t-elle.

Sur le coup, une autre amie, qui a vécu les fait « en direct », m’appelle pour me raconter son calvaire qui a duré quelques minutes : « Pendant que j’étais en train de prendre du carburant au niveau de la radio Nostalgie, j’ai vu des jeunes gens courrir en direction de la BCEAO, disant qu’ils vont pour. Quelques instants après, j’ai vu un char de l’ONU se diriger vers la BCEAO et qui tirait n’importe comment. Ce que je n’ai pas compris, c’est que le contingent d’hommes des Forces de Défense et de Sécurité postés devant le bâtiment, au lieu de riposter, ont pris leurs jambes à leur cou, les armes à la main. Je me suis couchée dans ma voiture, et j’ai cru que c’était ma dernière heure… ».

A partir de ces témoignages, ce qui se dégage, c’est que des individus non identifiés, à bord d’un véhicule de guerre appartenant visiblement à l’ONU, se sont rendus coupables de tirs au alentours de l’Agence de la BCEAO. Espérons que des précisions nous permettront dans quelques heures d’en savoir plus.

Dieu bénisse la Côte d’Ivoire !

Ch@rlie

vendredi, 14 janvier 2011

Côte d’Ivoire : en fait, personne n’a gagné/perdu les élections…

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A voir la façon dont les choses se sont déroulées en Cote d'Ivoire, on ne peut pas dire qui a gagné/perdu les élections. Je crois que tous ceux dont l'hypothèse de base consiste à dire que l'un a gagné et l'autre perdu, ne sont pas forcément dans le vrai. Il faut à nouveau, de la façon la plus transparente possible, recompter les voix, afin que le gagnant jouisse d'une légitimité non seulement internationale, mais surtout nationale. Car ce ne sont ni les dirigeants des grandes puissances mondiales ni leurs opinions nationales respectives qui ont voté, ce sont bel et bien les ivoiriens. C'est donc à eux qu'on doit de bons comptes...

Aujourd’hui, le débat des urnes s’est transmuté en guerre des média, et chacun y va de ses arguments pour convaincre que son camp détient la science infuse.

Cependant l'objectivité ne consiste pas seulement à livrer des "arguments massue", mais également à tenir compte de ceux des autres, surtout de ceux qui nous sont opposés, et à être capable de démontrer leur primauté. Les partisans de Ouattara s’appuient sur le fait qu’il y a eu des irrégularités dans les zones favorables à Gbagbo, dont on ne parle pas assez. Ils ont peut-être raison. Mais le fait qu'il y ait eu des irrégularités dans l'Agnéby, même aussi graves que celles qui ont eu lieu dans le Nord, ne permet pas d'établir que Ouattara a été élu ! Il milite au contraire pour l’invalisation totale du scrutin ! Et c'est justement ce jusqu'au-boutisme des partisans du ténor du RDR qui m'amène à m'interroger sur leurs motivations réelles !

En tous cas, pour moi, l'élection n'a pas permis, à ce jour, de désigner un nouveau président pour la Côte d'Ivoire, et on ne peut pas se baser sur les résultats (ni ceux brandis par le RHDP, ni ceux de la Cour Constitutionnelle) pour dire que tel a gagné/perdu. Franchement, je ne trouve pas normal dans ces conditions, que les média français et ceux d'autres puissances mondiales, continuent d'intoxiquer l'opinion internationale sur le fait que Ouattara a été élu, en se persuadant qu’à force de le répéter, tout le monde finira par l’accepter. Je me pose des questions sur ce qui les fait courir aussi vite, eux qui ont attendu 8 longues années pour « aider la Côte d’Ivoire », disent-ils, à préparer les élections de sortie de crise. Je crois qu'à côté de la question de savoir qui a gagné/perdu, ces questions-là aussi sont importantes...

Pour que l’Afrique avance !

K@rl Gougouly