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mercredi, 14 mars 2012

Le discours de campagne de Nicolas Sarkozy à : dirigeants africains, prenez-en de la graine !!!

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Chers lecteurs, j'ai choisi aujourd'hui de vous entretenir sur le discours prononcé par le candidat président français Nicolas Sarkozy le dimanche dernier (11 mars 2012). Il y a dans les prises de parole de cet homme dont on peut penser ce qu'on veut, des leçons que devraient tirer nos dirigeants africains. Je ne vais donc pas m'attarder sur la plausibilité ou la réalisabilité des engagements qu'il prend, cela regarde les français en premier lieu. Ce qui m'intéresse, c'est de montrer qu'aujourd'hui, aucun pays ne peut se développer sans une politique endogène. Pour ce faire, voici quelques morceaux choisis du discours de Villepinte.

"Dans notre pays où les clivages sont si marqués, les passions si vives, il est essentiel que le président de la République ait la sagesse de ne pas s’entourer que de ses seuls partisans, de ne pas récompenser que ses seuls amis ou de ne pas chercher à nommer que ceux qui ont toujours été en accord avec lui.... Vouloir exclure des postes de responsabilité de la Fonction publique ceux que l’on désigne à l’avance comme ses adversaires pour n’y nommer que les membres de son clan, s’accaparer l’État, c’est l’exact contraire de ce qu’a voulu le Général de Gaulle avec l’élection du Président au suffrage universel."
C'est une leçon pour ceux qui, dans un pays où leurs prédécesseurs ont tout fait pour assurer un certain équilibre régional et politique dans la répartition du pouvoir, se permettent de dire publiquement qu'ils sont venus pour rétablir une prétendue injustice ethnique dans la répartition du pouvoir. Suivez mon regard...

"Mais tout ouvrir comme si la compétition était loyale, comme si la réciprocité était la règle, en renonçant à défendre ses intérêts, ses emplois, son mode de vie, son identité, sa cohésion sociale serait une autre folie.... Si dans les douze mois qui viennent aucun progrès sérieux sur l’exigence de la réciprocité avec nos principaux partenaires n’était enregistré, alors la France appliquera unilatéralement cette règle jusqu’à ce que les négociations aboutissent."

Le libre-échange, voilà un thème des plus importants dans cette ère de mondialisation des crises ! Et en la matière, les engagements que prend le candidat de l'UMP montrent bien que ceux qui s'accrochent encore à des idéologies, fussent-elles prônées par les institutions de Bretton Woods, se trompent grandement. Aujourd'hui, il est question pour chaque espace économique continu, de réfléchir pour lui-même et de décider des meilleures politiques, au lieu de s'attendre à ce que les autres fassent ce qui lui facilitera la tâche. Sur cette question, les pays africains devraient commencer à mener des réflexions pour se munir d'une politique commune en matière de commerce international, sans compter sur les promesses jamais tenues des États parties aux négociations de l'OMC.

"Mais dans la situation économique et sociale qui est la nôtre, si l’Europe ne maîtrise pas les entrées sur son territoire elle ne pourra plus accueillir dignement ceux qui arrivent, elle ne pourra plus répondre à la demande d’intégration de ceux qui ont tant de mal à trouver leur place dans la société, elle ne pourra plus financer sa protection sociale. Cette vérité, il faut l’entendre car elle est l’exacte description de la réalité.... Les accords de Schengen ne permettent plus de répondre à la gravité de la situation. Ils doivent être révisés. Il faut mettre en œuvre pour Schengen une réforme aussi structurelle que celle que nous venons de mettre en œuvre pour l’Euro... Il y a urgence car il n’est pas question que nous acceptions de subir les insuffisances de contrôle aux frontières extérieures de l’Europe. Je suis décidé à m’engager totalement pour que ces principes soient mis en œuvre parce que c’est la seule façon d’éviter l’implosion de l’Europe. Mais si je devais constater que dans les douze mois qui viennent, il n’y avait aucun progrès sérieux dans cette direction, alors la France suspendrait sa participation aux accords de Schengen jusqu’à ce que les négociations aient abouti."

Ceci est sans doute la partie la plus commentée du discours de Sarkozy. Je ne vais pas me prononcer sur la pertinence de cette positon. Je remarque juste qu'il chasse là sur les terres disputées de la grande famille de la droite française, peut-être un peu plus à droite que d'habitude. Mais entre nous, est-ce qu'un pays, aussi grand soit-il, peut accueillir tous les habitants de la terre ?

Ce qui m'étonne, c'est la contradiction entre la position de Sarkozy sur la question de l'immigration dans son propre pays, et dans certains pays africains. Là encore, suivez mon regard...

Au total, de même qu'un homme d'Etat européen de la trempe de Saérkozy peut se permettre de se départir  des dogmes économiques et sociaux, il faut pour les pays africains, des politiques endogènes, pensées, dessinées et mises en œuvre par les fils du continent, sans aucune pression extérieure. Pour que l'Afrique avance !

Ch@rlie

 

vendredi, 02 mars 2012

Les riches seraient moins regardants sur la morale...

 

Je partage avec vous cet article lu sur Le Monde, qui donne les résultats d'une étude faite par une équipe de,chercheurs américains et canadiens sur le lien entre le statut social et le niveau de morale. Bonne lecture, et bons commentaires !

"Dans un climat politique où il est tant question d'opposition entre les "élites" et le "peuple", voici une étude qui devrait faire couler beaucoup d'encre. Et pour cause : des chercheurs américains et canadiens documentent, dans l'édition du lundi 27 février de la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), l'existence d'une relation inverse entre élévation dans la hiérarchie sociale et éthique du comportement individuel. C'est-à-dire, exprimé de manière un peu plus directe, que plus vous êtes riche, plus vous êtes susceptible de vous comporter de mzniëre moralement lamentable.

L'équipe américano-canadienne menée par Paul Piff (université de Californie à Berkeley) a quelques arguments. Les chercheurs ont mené pas moins de sept protocoles expérimentaux différents, qui concluent tous dans le même sens.

"CUPIDITÉ"

Le premier est simple : il s'est simplement agi de se poster à un carrefour et d'observer les véhicules pris en flagrant délit de refus de priorité. La deuxième expérience, très semblable, a quant à elle consisté à relever les situations dans lesquelles un piéton engagé sur un passage ad hoc se fait couper la route par une voiture. Dans les deux cas, les chercheurs ont classé les véhicules en cinq catégories, des épaves roulantes (groupe 1) aux berlines de luxe (groupe 5). Résultat : près de 30 % des véhicules du groupe 5 forcent le passage aux voitures prioritaires, un taux quatre fois supérieur aux groupes 1 et 2, et trois fois supérieur aux groupes 3 et 4. Corrélation quasi identique pour le respect dû aux piétons...

Mais, direz-vous, ce n'est pas parce qu'on a une belle voiture qu'on est nécessairement riche. Ce qui n'est pas faux. Aussi, les chercheurs ont complété ces deux expériences par d'autres, menées en laboratoire. A chaque fois, une centaine d'individus ont été invités à prendre connaissance de divers scénarios ou situations : atteinte d'un objectif au prix d'une entorse à la morale, captation d'un bien de manière indue au détriment d'un tiers, mensonge au cours d'une négociation, caution d'une faute dans le cadre professionnel. Puis les participants ont rempli un questionnaire répondant à la question de savoir dans quelle mesure ils seraient prêts à reproduire ces comportements. A chaque fois, une corrélation entre le statut social des participants et leur capacité à enfreindre l'éthique est mise en évidence.

Une dernière expérience a consisté à placer près de 200 personnes devant un jeu informatique de lancer de dés : une somme d'argent leur était promise si le score atteint après cinq lancers était élevé. Mais, bien sûr, le jeu était pipé et le score ne pouvait excéder 12 points. Ceux qui ont rapporté des scores supérieurs aux expérimentateurs ont donc triché. Même en tenant compte de nombreux paramètres comme l'ethnie, le sexe, l'âge, la religiosité, l'orientation politique, il n'y a rien à faire, "la classe sociale prédit positivement le fait de tricher". A quoi tient ce lien entre hauteur sociale et bassesse morale ? En partie, répondent les chercheurs, "à une perception plus favorable de la cupidité".

Stéphane Foucart

 

mercredi, 22 février 2012

Que penser du projet emplois jeunes de la Banque mondiale en Côte d'Ivoire ?


En rentrant du bureau ce soir, j'ai pris du plaisir à écouter Juan Gomez (RFI) et ses auditeurs de l'émission "appel sur l'actualité", discuter d'un projet financé par la Banque mondiale en Côte d'Ivoire pour lutter contre le chômage.
Les avis étaient partagés concernant la pertinence et l'efficacité d'un tel projet, les uns pensant qui'il faut bien commencer quelque part pour s'attaquer à ce problème monstre, les autres le jugeant insignifiant parce qu'il touche moins de 1% des 4 millions de chômeurs ivoiriens.
Tout d'abord, il est bon de rappeler en quoi consiste ce projet.  Sur le site de la CGECI, on peut lire que la Banque mondiale à accordé un don de 25 milliards (et pas un prêt) à la Côte d'Ivoire, pour lui permettre de développer l'emploi des jeunes. Ce projet comprend trois composantes.
La première, pour un montant de 10 milliards, est destinée à appuyer les opportunités d'emplois temporaires à travers des ouvrages  de Travail Public Intensif (construction de routes...) pour personnes peu ou pas du tout qualifiées. Cette composante du projet devrait, selon les estimations de la Banque mondiale, générer environ 12.500 emplois temporaires.
La deuxième composante du projet vise à offrir aux jeunes une première expérience de travail ou de formation en fonction des besoins du marché. Pour un montant de 12,5 milliards, environ 15.000 jeunes de Côte d'Ivoire seraient concernés.
La troisième composante, enfin, qui coûtera 2,5 milliards, à pour objectif de renforcer les capacités des structures privées et publiques qui œuvrent à la promotion de l'emploi dans le pays.
À mon avis, cette initiative devrait être saluée, car elle a le mérite de commencer à adresser un problème que tout le monde reconnaît aujourd'hui comme étant l'un des plus cruciaux du pays. Toutefois, je crois que comme le chômage est un problème endémique et structurel, le gouvernement ivoirien ne devrait pas s'arrêter en si bon chemin : il faut d'ores et déjà réfléchir à la façon de mobiliser des moyens pour non seulement augmenter son envergure, mais aussi pérenniser le projet.
Pour ceux qui connaissent le pays, un autre problème pourrait surgir de la gestion et de la mise en oeuvre du projet. A ce propos, je pense que les dirigeants actuels ont une bonne occasion de promouvoir l'équité et l'excellence, en ouvrant les possibilités à toutes les régions du pays, sans aucune considération ni politique ni ethnique.
Enfin, le projet, pour avoir une réussite certaine, devrait également se pencher sur le problème de la fainéantise et de l'assistanat si ancrée dans les moeurs de la jeunesse ivoirienne. Il faut faire émerger une génération de jeunes qui se battent, en promouvant les exemples de ceux qui, grâce au projet ont pu se mettre à leur propre compte et qui s'en sortent.
Voilà, j'espère avoir contribué au débat, pour que l'Afrique avance !
Ch@rlie

samedi, 18 février 2012

Le nucléaire iranien en questions

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Le dossier du nucléaire iranien occupe une place de choix dans les relations internationales contemporaines. La Communauté internationale avec à sa tête les Etats-Unis d'Amérique, fait mains et pieds pour empêcher l'lran de développer la bombe atomique.

Mais de quoi s'agit-il exactement ? Les nations qui disposent déjà de l'arme nucléaire ont-elles le droit de barrer le chemin à celles qui veulent s'en doter ?

Selon L'Express, le programme nucléaire de l'Iran à démarré dans les années 1960. A cette époque, il s'agissait de doter le pays de centrales nucléaires pour la production d'énergie électrique. Mais chemin faisant, avec la menace irakienne (souvenons-nous de la guerre Iran-Iraq), les dirigeants religieux du pays ont décidé de passer au nucléaire militaire.

Depuis lors les puissances nucléaires, qui avaient pourtant parrainé les débuts de l'Iran dans le nucléaire, n'ont eu de cesse de critiquer ce pays sur ses desseins inavoués de devenir une puissance nucléaire comme elles, et sur son manque de transparence vis-à-vis de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA), qui est une agence de l'ONU.

Une des principales armes de cette lutte acharnée, c'est bien le Traité de Non Prolifération Nucléaire (TNP) dont l'objectif affiché est d'écarter le risque d'une guerre nucléaire et sauvegarder la sécurité des peuples. La question fondamentale que je me pose, est de savoir si cet acharnement est fondé.

En effet, il suffit de jeter un coup d'oeil au principe de base du TNP pour se rendre compte qu'il y a anguille sous roche. Selon ce principe, il est opéré une discrimination entre les États déjà dotés de l'arme nucléaire et ayant fait exploser un engin nucléaire avant le 1er janvier 1967 (EDAN), et les autres États, non dotés de l'arme nucléaire (ENDAN). Les premiers (États-Unis, URSS, Royaume-Uni, France, Chine), par ailleurs membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, s'engagent en signant le traité à ne pas aider un autre pays à acquérir des armes nucléaires, tandis que les seconds (toutes les autres nations du monde) s'engagent à ne pas fabriquer d'armes nucléaires et à ne pas essayer de s'en procurer.

Même si le TNP est assorti d'une clause de désarmement censée amener les EDAN à abandonner progressivement l'arme nucléaire, force est de constater que les incitations ne sont pas assez fortes pour les y conduire. Car chacun y va de son propre rythme et selon sa bonne volonté.

Résultat des courses, on est encore une fois, comme pour beaucoup de sujets internationaux, dans une situation d'injustice internationale, dans la mesure où, sous prétexte de protéger les peuples, on interdit à la majorité des pays de développer l'arme nucléaire, alors que ceux qui en sont déjà dotés n'ont aucune (véritable) obligation d'en sortir.

Personnellement, j'interprète comme un manque de respect de la souveraineté de l'Iran (et de toutes les autres nations du monde), cet acharnement contre son régime actuel. Loin de vouloir légitimer le développement et la prolifération de l'arme nucléaire, je pense que la meilleure façon de sauvegarder la sécurité de l'humanité, c'est bien de faire en sorte qu'aucun pays, quel qu'il soit, ne dispose de l'arme nucléaire ! Et tant que certains auront ce privilège et s'en serviront pour intimider et faire prévaloir leurs intérêts dans les négociations internationales, j'estime que chaque nation qui en a les moyens y a également droit. Pour moi, le nucléaire, soit c'est bon pour tous, soit ce n'est bon pour aucun.

Pour aller plus loin, les Etats africains devraient s'unir pour développer un programme nucléaire non seulement en vue de s'assurer l'autonomie énergétique, mais également pour entrer dans le jeu politique d'intimidation internationale. Peut-être que ce faisant, ces Etats seront plus tranquilles pour réfléchir à leur développement.

Pour que l'Afrique avance !

Ch@rlie



mardi, 06 décembre 2011

Gbagbo à la CPI : la messe déjà dite ?

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Hier (lundi 5 décembre 2011), l’ex-homme fort d’Abidjan est passé pour la première fois devant ceux qui sont chargés de le juger, de déterminer s’il est coupable des crimes contre l’humanité qui lui sont reprochés au cours de la période de la crise post-électorale meurtrière qu’a connue la Côte d’Ivoire.

Le monde entier a pu suivre Laurent Gbagbo que l’on n’avait pas revu depuis son incarcération à Korhogo, dans le Nord de la Côte d’Ivoire, depuis son arrestation le 11 avril 2011, après plusieurs jours de bombardement de la résidence présidentielle où il était retranché avec quelques proches, par les hélicoptères de l’armée française et de l’ONU.

Au lieu de l’« animal traqué, abattu et craintif », que certain auraient bien voulu voir, Gbagbo est apparu à la face du monde plus combatif que jamais, avec le sourire et la pointe d’humour qu’on lui connaît. C’est tout à son honneur, quand on sait la gravité de ce qui lui est reproché, et surtout les moyens immenses déployés pour convaincre le monde entier que comme pour Sadam Hussein, le clouer au pilori fera le plus grand bien à toute l’humanité.

Ce qui a retenu mon attention, c’est les tout premiers commentaires faits par les journalistes de la Communauté Internationale (c’est bien ce qu’ils sont, ces travailleurs des chaînes occidentales d’information en continu). Et ces commentaires me laissent croire qu’en réalité, tout est déjà joué d’avance pour Laurent Gbagbo.

D’abord, sur France 24, qui recevait sur son plateau pour la circonstance Monsieur Adama Diomandé, Président d’une ONG ivoirienne de défense de la démocratie et fervent partisan d’Alassane Ouattara, et un autre invité dont je n’ai pas pu retenir le nom (excusez-moi). M. Diomandé, tout défenseur de la démocratie qu’il est n’a eu de cesse de traiter Monsieur Gbagbo de criminel, lui qui a certainement déjà fait son procès et conclu à sa culpabilité. Le journaliste de France 24 l’a bien repris une fois en lui rappelant le principe de la présomption d’innocence, mais rien n’a faire !

Après, sur BBC quelques minutes après, c’est l’intervention de Gbagbo ou du moins quelques bribes de cette intervention qui sont rediffusées. Et comme sur France 24 ou sur RFI, tous ces journalistes mettent en avant une certaine accusation qu’il aurait portée contre la France, en omettant que Gbagbo n’a fait que décrire tout simplement les conditions de son arrestation.

Ce qu’il y a de pernicieux dans cette attitude, c’est que l’on cherche à faire admettre que Gbagbo et ses avocats ont l’intention de se cacher derrière la bonne vieille excuse du néo-colonialisme reproché à la France.

Ce faisant, on oublie la vraie question d’origine : d’où vient-il qu’à l’issue d’une élection où deux candidats revendiquent la victoire, on en arrive à une guerre qui fait plus de 3.000 morts ? Comment se fait-il qu’au lieu de chercher des moyens pacifiques d’établir une bonne fois pour toute la vérité des urnes, la Communauté internationale avec à sa tête la France, prend fait et cause pour l’un des candidats, malgré les allégations de fraudes graves commises dans des zones acquises à sa cause ? Sarkozy aurait-il agi comme il l’a fait si les rôles avaient été inversés ?

Et puis, l’intervention de la France en Côte d’Ivoire se fonde officiellement sur le fait que Gbagbo serait en train de massacrer ses propres populations (ils ont déjà fait des enquêtes et ont découvert qui a tué les gens : ils sont forts ! peut-être qu’il est écrit sur chaque cadavre le nom de son assassin !). On a même entendu dire qu’il utilisait des armes lourdes contre des civils innocents. Mais que s’est-il passé à l’Ouest, précisément à Duékoué où des villages entiers auraient été rasés par les forces de Ouattara ? Ces faits là ne méritent-ils pas la même attention des défenseurs des populations ivoiriennes vivant à Abidjan ?

Mais je crois que je rêve en pensant que ces questions vont faire partie des débats, ou que quelqu’un parmi ces faiseurs d’information internationale va oser les poser et attendre de vraies réponses. A mon avis, tout est fait pour qu’Alassane Ouattara et Guillaume Soro continuent de gouverner la Côte d’Ivoire, même si eux non plus, ne sont pas blancs comme neige. Et comme il suffit toujours qu’un seul paye, je pense que pour Gbagbo, humainement parlant, la messe est dite. Dommage pour la vérité que les ivoiriens ne sauront probablement jamais sur cette sombre page de leur histoire !

Ch@rlie

jeudi, 01 décembre 2011

Élections en RD Congo : chronique d'un affrontement préparé

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Les élections présidentielles et législatives en République Démocratique du Congo (RDC) se sont déroulées tant bien que mal le lundi 28 novembre 2011. Les premiers résultats (ceux de la présidentielle) étant attendus le mardi 6 décembre prochain, on assiste déjà à la très africaine habitude de la proclamation de la victoire par chacun des principaux candidats qui bat son plein en ce moment.

Revenons sur des aspects de la conduite de ces élections présidentielles qui, comme dans la plupart des pays d'Afrique sub-saharienne, permettent de comprendre (en partie) comment on en arrive là.

Un important scrutin à un seul tour

Grâce à un tour de vis constitutionnel opéré en janvier 2011, le gouvernement en place a réussi à faire accepter la tenue d'un scrutin à un seul tour.

Officiellement, la raison invoquée a été le coût financier et matériel de l'organisation d'un scrutin à deux tours pourtant conforme à la constitution, dans l'un des plus grands pays francophones du monde avec 32 millions d'électeurs. Mais les opposants à cette modification doutent fort que le Congo n'ait pas les moyens de respecter sa propre constitution, et accusent plutôt le camp présidentiel de vouloir créer les conditions pour assurer une victoire facile à Joseph Kabila, Président sortant.

Il n'en faut pas plus pour cristalliser davantage les positions et pousser un peu plus les esprits dans une disposition d'affrontement.

Un traitement approximatif par les média internationaux

J'ai écouté avec attention trois des candidats à l'élection présidentielle à qui Radio France International (RFI) a donné une lucarne. C'est une bonne chose que les candidats à l'élection présidentielle aient tous la possibilité de s'adresser aux congolais et au monde entier, et en cela, RFI est à féliciter.

Toutefois, je dois avouer que la façon dont ces interview ont été conduites m'a laissé sur ma faim. Le journaliste de RFI a posé toutes les questions sauf celles qui devaient permettre aux candidats de présenter leur programme et montrer leur originalité par rapport aux autres prétendants au fauteuil présidentiel.

Les thèmes abordés concernent les ententes ou mésententes entre candidats de l'opposition, les réactions que ceux-ci auront en cas de victoire de Kabila... Tout sauf un vrai débat constructif. Comme si les élections en RDC (et plus généralement en Afrique), représentaient un moindre enjeu qu'ailleurs.

À mon avis, cette façon de traiter l'information politique dans les pays africains, en rajoute aux crispations et oppositions déjà trop vives.

L'attitude de mauvaise foi des candidats et de leurs états-majors

Enfin, je constate la mauvaise foi des candidats, notamment les deux plus grands (Joseph Kabila et Étienne Tshisekedi), qui, alors que selon les règles sur lesquelles ils se sont entendus, seule la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) est habilitée à proclamer les résultats provisoires, ceux-ci ont déjà commencé à revendiquer la victoire.

Ce faisant, ils plantent les germes de la contestation et de l'affrontement de leurs partisans, quel que soit le résultat qui sera annoncé par la CENI le mardi prochain.

L'expérience récente de la Côte d'Ivoire est là pour rappeler aux congolais jusqu'où de telles attitudes peuvent conduire un pays. Pourvu que le peuple congolais en prenne conscience et en tire les leçons.

Pour que l'Afrique avance !

Ch@rlie

jeudi, 20 octobre 2011

« Doing Business 2012 » est sorti aujourd'hui !

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  1. Le rapport sur l'environnement des affaires dans les pays, édition 2012, est sorti aujourd'hui (20 octobre 2011). son titre est «  Doing Business 2012: Entreprendre dans un monde plus transparent ». Cette année comme l'année dernière, Singapour arrive en tête du classement sur la facilité de faire des affaires, suivi par Hong Kong, la Nouvelle-Zélande, les Etats-Unis et le Danemark.

  2. Selon ce rapport de la SFI et de la Banque mondiale, les économies ont continué à mettre en œuvre des réformes pour améliorer la capacité des entreprises locales à entreprendre ; la transparence et l’accès à l’information jouant un rôle clé dans les reformes.

  3. Il évalue, pour 183 pays du monde, les réglementations influant sur les entreprises locales et classe ces économies selon 10 domaines de la réglementation des affaires tels que la création d’entreprise, le solutionnement de l’insolvabilité ou le commerce transfrontalier. Cette année, le classement s’est étendu aux indicateurs sur le raccordement à l’électricité. Selon le rapport, le raccordement au réseau électrique est plus efficace en Islande, en Allemagne, à Taïwan, Chine, à Hong Kong et à Singapour.

  4. En Afrique, le pays le plus performant selon les indicateurs du Doing business, c'est l'Ile Maurice (21ème). Les pays africains ayant mise en oeuvre le plus de réformes tendant à améliorer l'environnement des affaires sont : Sao Tomé-et-Príncipe, le Cap-Vert, la Sierra Leone et le Burundi.

  5. En Afrique de l'Ouest, on peut noter que la Côte d'Ivoire gagne trois place en passant de la 170ème place en 2011 à la 167ème cette année, tandis que le Togo perd quatre places en se classant 162ème.

  6. Les rapport (en anglais) est disponible en cliquant ici...

  7. Pour que l'Afrique avance !

Ch@rlie