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mercredi, 01 septembre 2010

Côte d'Ivoire : pays cherche identité nationale (1)

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Dans la réflexion sur les voies et moyens pour impulser le développement des pays africains, et en particulier de la Côte d'Ivoire, on s'aperçoit vite qu'il est nécessaire d'intégrer des facteurs qui ne sont pas purement économiques. Et un de ces principaux facteurs, c'est bien le sentiment national ou la conscience nationale.

En effet, comment des individus pourraient-ils faire avancer une œuvre commune s'ils n'ont pas conscience de cette communauté d'œuvre ? Et cela constitue, à mon humble avis, un des principaux problèmes du développement de la Côte d'Ivoire, par ce qu'il permet de comprendre une multitude de dysfonctionnements qui deviennent, au fil du temps, des « situations normales ».

Pour moi, si nous avons tant de mal à progresser, malgré les énormes richesses de notre sol et de notre sous-sol, si nous sommes encore à la traîne dans le concert des nations, malgré le nombre croissant de spécialistes nationaux de tous les domaines de l'activité humaine, c'est en grande partie parce que la conscience nationale est très peu développée ou parfois même n'existe pas.

J'entends par conscience nationale le sentiment, ressenti par une personne d'appartenir à une nation, à un Etat souverain. C'est, en principe, ce sentiment qui permet aux membres de la communauté nationale d'adapter leurs comportements aux objectifs de progrès social. À défaut de concerner un seul peuple (au sens culturel du terme), il prend appui sur un ensemble de « points communs », entre les personnes se reconnaissant d'une même nation. Ces points communs peuvent être utilisés pour caractériser l'identité nationale concernée.

Seulement, en Côte d'Ivoire, plusieurs signes montrent que ce sentiment national fait défaut ou qu'à tout le moins, il est très faible. On peut le voir dans la relation que les ivoiriens ont aux biens collectifs. Il y a une expression populaire qui résume bien ce que je dis. C'est souvent qu'on entend ceux qui se font reprendre parce qu'ils ont des attitudes néfastes à la propriété publique répondre : « ça appartient à l'Etat » ou encore, « c'est l'Etat qui paye, où est ton problème ? ».

Un autre signe est l'attitude adoptée vis-à-vis des symboles nationaux. Je veux, à ce niveau, citer les deux éléments que sont l'équipe nationale de football et la nationalité elle-même.

Concernant l'équipe nationale, j'ai remarqué qu'en fait de support, c'est surtout la passion du football qui est mise en avant, dans la mesure où au moindre problème, toutes sortes d'attitudes peuvent être notées. C'est ainsi que, lors de la blessure de Didier Drogba au cours du match amical contre le Japon, j'ai pu me rendre compte que certains ivoiriens s'en réjouissaient, simplement parce qu'il n'est pas de leur région. À cela, s'ajoute les problèmes internes à l'équipe nationale, dont la presse s'est largement fait l'écho, et qui ne sont que le reflet de ce malaise commun à la plupart des ivoiriens : le manque d'amour pour le pays, tout simplement.

S'agissant de la nationalité, ou du moins de la relation que les ivoiriens ont avec la nationalité ivoirienne, les développements récents de l'actualité politique nous montrent bien que pour beaucoup d'ivoiriens, cela ne signifie pas grand chose. Ce d'autant plus que être ou ne pas être ivoirien est devenu un simple enjeu politique dans lequel les uns et les autres cherchent à contrôler l'issue du scrutin. C'est vraiment dommage que le fait d'être ou de ne pas être ivoirien n'ait pas plus d'importance que d'avoir un président issu de sa région ou de son parti !

A bien y regarder, même l'acuité particulière avec laquelle se pose le problème de la corruption sous nos cieux, peut s'expliquer, en partie je le concède, par la quasi-inexistence du sentiment national des ivoiriens. Au niveau des administrations publiques et même de certaines institutions privées, c'est la course à l'enrichissement personnel impulsé par ce que j'appellerais un « individualisme collectif » dénué de toute considération nationale.

En fait, la nation ivoirienne n'a d'existence que sur le papier, la réalité étant que les ivoiriens eux-mêmes en ont une conscience bien limitée.

Comment peut-on expliquer une telle situation où les comportements d'incivisme semblent s'ériger en règles ? Pourquoi les ivoiriens semblent-ils incapables de se représenter la Côte d'Ivoire comme un bien commun suprême dont l'intégrité serait non-négociable ? En somme, qu'est-ce qui pourrait expliquer la quasi-inexistence du sentiment national ivoirien ? Ces questions feront l'objet, Dieu voulant, d'une prochaine réflexion. À la prochaine donc, pour que l'Afrique avance !

Karl Gougouly

Editorial paru dans Le Nouveau Courrier

du 01/09/10

vendredi, 27 août 2010

Contentieux électoral : une cacophonie révélatrice d'une crise plus profonde encore...

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Ces dernières semaines en Côte d'Ivoire, il ne se passe pas un seul jour sans que les journaux reviennent sur les soubresauts occasionnés par la gestion du contentieux électoral. Les dénonciations et autres réclamations qui foisonnent à la veille de la tenue du scrutin présidentiel en Côte d'Ivoire, ne sont que la manifestation d'un autre problème hautement plus grave que ces agitations. Et pour illustrer mon propos, j'aimerais revenir sur un témoignage que j'ai reçu d'une personne que je connais bien.

Cette personne a dû se rendre au Tribunal du Plateau, parce qu'une demande de radiation avait été faite concernant son épouse. Pourtant, l'épouse en question est une ivoirienne bon teint dont le seul crime est, selon lui, de porter un nom à consonance nordique. Devant le juge donc, le plaignant, c'est-à-dire la personne qui a déposé la demande de radiation en question, se voit demander :

« Connaissez-vous cette personne ? »

« Non, Monsieur le Président », répond simplement l'accusateur de ne pas être ivoirien.

Alors la seconde question du juge, naturellement, est de savoir sur quoi se base la demande de radiation. Question à laquelle ce dernier répond sans vergogne : « On nous a promis 1000FCFA par demande de radiation. Alors pour me faire beaucoup d'argent, j'ai collecté le maximum de noms possible ».

Devant cet aveu honteux, le juge n'a eu d'autre réaction que de laisser partir toutes les personnes faisant l'objet de la demande de radiation soumise par l'individu malintentionné, ainsi que le plaignant. Ce que je n'ai pas compris, c'est qu'il n'ait pas fait l'objet de poursuites, ce qui aurait certainement permis de démanteler le réseau obscur qui se cache derrière cette mission démoniaque.

En disant cela, je veux faire noter que dans toute cette agitation, il y a des personnes qui manifestement cherchent à spolier des ivoiriens de leurs droits, et ce juste pour un intérêt égoïste. Et ce ne sont pas que les candidats à l'élection ou leurs sbires ! De simples citoyens se mettent également dans ce jeu sordide pour un gain facile. Sans aucune considération pour la paix et la quiétude de leur patrie.

D'un autre côté, il y a aussi ceux qui veulent accorder, de façon indue, le bénéfice de la nationalité ivoirienne à des personnes qui n'y ont pas droit, à des fins électoralistes. Je me souviens de la déclaration de Mme Ouloto Anne, porte-parole du RDR, qui se plaignait qu'on veuille stigmatiser une communauté en particulier. Il ne s'agit pas de communauté, mais plutôt de nationalité. Et de ce fait quelle que soit la communauté dont on est issu, on doit être en règle avec les lois de la république !

Je trouve vraiment dommage que dans un camp comme dans l'autre, ce qui est recherché, ce n'est finalement pas l'intérêt de la nation, mais simplement des moyens de s'assurer le fauteuil présidentiel. Et pour cela, on se fout pas mal de la fracture qu'on va infliger à cette nation qu'on dit vouloir développer. Je pense qu'il faut, aujourd’hui plus que jamais, faire attention à tout ce que l'on dit et fait. Car quel que soit celui qui sera élu à l'issue du scrutin du 31 octobre prochain, la façon dont il aura été porté à la tête du pays sera d'une importance capitale pour déterminer les marges de manœuvre qu'il aura pour exercer le pouvoir.

Il faut arrêter la politique de Machiavel. Ce qui est important, c'est la Côte d'Ivoire toute entière. Alors arrêtons d'instrumentaliser le processus électoral à des fins partisanes ou tout simplement égoïstes. Arrêtons de creuser la tombe du pays, de scier la branche sur laquelle nous sommes tous assis. En Côte d'Ivoire, il y a des règles pour bénéficier de la nationalité. Ceux qui s'y plient y ont droit, quelle que soit la consonance de leurs noms. Ceux qui ne les respectent pas doivent être sanctionnés par la loi. Et cela n'a rien à voir avec des élections. Pour que l'Afrique avance !

Ch@rlie

mercredi, 18 août 2010

Elections en Côte d’Ivoire : attention, virage très dangereux !

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Le feuilleton de de l’élection présidentielle continue, avec la dernière fixation en date intervenue au début du mois d’août. En effet, après maints reports depuis 2005, elle est désormais fixée au 31 octobre 2010, a annoncé le jeudi 5 août dernier le Premier ministre Guillaume Soro, à l'issue d'un conseil des ministres dans la capitale politique Yamoussoukro.

On ne peut qu’espérer que cette fois-ci sera la bonne, en se souvenant qu’un homme de Dieu, magistrat de profession, avait déjà annoncé cette date au plus fort de la crise armée, lorsqu’on ne pouvait même pas s’autoriser à rêver d’un quelconque dialogue direct. L’écrivain-magistrat Sébastien Zahiri Ziki, auteur du livre « Regards sur la crise ivoirienne, à la lumière de la parole de Dieu » a prophétisé cette date il y a belle lurette, ce qui lui a valu, entre autres raisons, bien des déboires...

Bref, aujourd’hui, si l’on est autorisé à espérer que l’élection la plus chère de la planète et la plus longuement préparée de tous les temps, finira par se tenir, il y a encore des raisons de se montrer prudent quant au succès de l’opération.

Comme je l’ai toujours dit et soutenu, pour moi, l’élection présidentielle en elle-même ne peut clore la crise ivoirienne aussi simplement qu’on referme une parenthèse, loin de là. Car, à force de vouloir coûte que coûte, vaille que vaille, organiser des élections, on risque de se retrouver dans une situation bien pire que celle que nous connaissons actuellement. Pour moi, cette situation de ni paix ni guerre que certains interprètent comme faisant l’affaire du seul Président de la République, est bien mieux que le chao qui pourrait succéder à une élection mal organisée !

Si l’on s’en tient aux résultats de la période du contentieux, je crois que tout ivoirien soucieux de la paix, mais pas à la manière des polithypocrites, devrait commencer à se poser des questions. En effet, on annonce à l’issue de cette période, plusieurs milliers de demandes de radiations émanant du parti au pouvoir, le FPI, qui soupçonne le RDR (un des principaux partis d’opposition) de vouloir faire inscrire sur la liste électorale des étrangers acquis à sa cause. Et c’est reparti pour de chaudes empoignades politiciennes dans lesquelles chaque partie prend à témoin le peuple dont il jure défendre les droits.

Ce que j’observe, c’est que la gestion de cette période du processus est d’une importance et d’une délicatesse capitales. Il faut arriver à faire en sorte que tous les griefs soulevés de part et d’autre trouvent des réponses satisfaisantes, afin de parvenir à une liste définitive acceptée par tous, ou du moins par la majorité. Je crois pour ma part que, plus qu’une date à tenir, c’est là que réside « la quadrature du cercle ivoirien ». Une gestion non transparente de ce virage, pourrait conduire à un nouvel embrasement qui mettrait alors à l’eau tous les efforts faits depuis l’Accord de Ouagadougou.

Devant une telle situation, deux solutions me semblent possibles : soit on prend le pari de traiter toutes les réclamations avec le soin et l’objectivité nécessaires, soit on décide de mettre en œuvre une « politique de réinitialisation ».

Dans le premier cas, il s’agit de faire en sorte que tous ceux qui demandent des radiations apportent les preuves de leurs accusations, et que les mis en cause aient les moyens de se défendre, et tout cela de la façon la plus transparente possible. Mais comment y arriver dans un pays où l’état-civil pose d’énormes problèmes ?

Dans la seconde possibilité, il s’agit de décréter que tous ceux qui détiennent des papiers ivoiriens, quelle que soit la façon dont ils les ont acquis, sont ivoiriens, et de repartir à zéro sur cette base, en informatisant l’état-civil et en le rendant plus fiable. De toutes façons, une nation, ce n’est pas un royaume où l’origine ou le sang sont des critères importants de légitimité ou de noblesse ! Dans une nation, tous ceux qui, en son sein, sont prêts à se donner la main d’association pour la faire grandir, peuvent prétendre à la citoyenneté. Au fond, être ivoirien, ce n’est pas seulement avoir le droit de bénéficier du développement du pays, mais c’est aussi et surtout reconnaître son devoir de contribuer à son développement. Et le plus important, c’est l’unité nationale, basée sur des droits et devoirs équitables pour tous les citoyens quelles que soient leurs origines. C’est ce qu’il faut chercher à instaurer et à entretenir, pour permettre à chacun d’apporter sa contribution à l’édification nationale.

Je suis conscient que je peux choquer certaines personnes à travers cette vision (trop) libérale de « l’ivoirité » (le mot est lâché !), mais je crois pour ma part que la situation actuelle du pays mérite d’être considérée avec la plus grande attention, et que les réflexions doivent porter, bien plus que sur un fétichisme des dates, sur les voies et moyens pour sortir de la crise de la meilleure façon possible. Le débat reste ouvert, pour que l’Afrique avance !

Ch@rlie

mardi, 17 août 2010

Bien connaître pour bien savoir faire...

 

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Je souhaite partager avec vous cette histoire que j'ai reçue il y a plusieurs années, et qui montre bien que le savoir précède et est plus important que le savoir-faire. Comme quoi, on est payé plus pour ce que l’on sait que pour ce que l’on fait !

« Un spécialiste fut appelé pour résoudre un problème concernant un appareil très important dans le dispositif de production d'une entreprise. Cet appareil était évalué à 10 millions d’euros.

Assis en face de l'appareil, il appuya sur quelques touches, hocha la tête, murmura quelques mots, et ouvrit le boîtier de la machine. Il prit un tournevis dans sa trousse, et revissa une minuscule vis (en moins d'un tour et demi). Il referma alors le boîtier et s’assura que tout marchait parfaitement.

Le Directeur Général de l’entreprise fut heureusement surpris et décida de régler sur le champ :

- « Combien vous dois-je? », demanda-t-il.

- « Ça fera mille euros, s’il vous plaît », répondit le spécialiste sans sourcilier le moins du monde.

- « Mille euros ? », demanda le patron étonné devant ce qui lui semblait devenir une arnaque. « Mille euros pour quelques minutes de travail? Mille euros pour visser une vis? Je sais que cette foutue machine vaut 10 millions d’euros, mais mille euros pour si peu, c’est absurde ! Je ne réglerai qu’à réception d’une facture détaillée qui justifie une telle somme », rétorqua-t-il.

Le spécialiste hocha la tête, et partit.

Le lendemain, le chef d’entreprise reçut la facture. Il la lut, et paya sans broncher. Sur la facture, on pouvait lire ceci :

Travail effectué :

  • Visser une vis.............................1 euro

  • Savoir quelle vis visser..........999 euros

  • TOTAL DÛ...........................1.000 euros.

Le Directeur Général ne pu rien dire d'autre, et s'exécuta promptement devant la clarté des informations qu'il venait de recevoir. »

Cette petite histoire illustre bien le fait qu'avant de devenir un spécialiste dans un domaine, il est important d'en avoir une connaissance pointue, et que toute action efficace devrait être précédée d'un savoir approprié. Comme on dit souvent, dans une entreprise, celui qui sait comment faire est assuré d'avoir du boulot, mais celui qui, en plus, sait pourquoi les choses se font de telle manière, sera toujours le boss.

Bonne journée à tous !

Ch@rlie

vendredi, 13 août 2010

En Inde, Facebook au service de la sécurité routière

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Aujourd’hui, j’ai décidé de partager avec vous une idée que je trouve lumineuse. Elle nous vient d’Inde, cette idée, et est liée aux utilisations que l’on peut faire des réseaux sociaux offerts par le web, en l’occurrence Facebook. C’est vrai que ces derniers temps, plusieurs voix se lèvent contre les problèmes de protection de la vie privée sur ces réseaux, mais il convient de ne pas focaliser sur la partie vide du verre, si l’on veut se faire une idée juste.

En effet, dans la capitale de l'Inde, New Delhi, Facebook représente une aide inespérée pour la police de la circulation, selon un article du New York Times.

Il y a deux mois, celle-ci a ouvert une page sur le réseau social destinée à recueillir les avis et les suggestions des habitants sur le trafic routier de la ville, réputé chaotique. 17.500 internautes s'y sont spontanément inscrits et y ont posté depuis plus de 3.000 photographies et vidéos. On y voit notamment des motards sans casque et des automobiles empruntant des sens interdits.

Ce qui est remarquable, c’est qu’initialement, la police de la circulation demandait simplement un forum d’échanges en vue de prendre en compte les aspirations de ses « clients », mais ceux-ci, certainement exaspérés par l’indiscipline des automobilistes, ont saisi l’occasion pour en faire un moyen de censure par les pairs. En utilisant les plaques d'immatriculation apparaissant sur ces images, la police a pu dresser 665 contraventions (en deux mois), dont une cinquantaine à des policiers de la capitale !

Cette expérience m’a amené à me poser la question de la faisabilité d’un tel projet à Abidjan. C’est vrai que plusieurs obstacles se dresseraient aussitôt, notamment la faible utilisation de l’internet et des nouvelles technologies de l’information, la difficulté de repérage des mis en cause à qui faire payer les contraventions. Sans oublier le risque de des personnes mal intentionnées se saisissent de cette opportunité pour falsifier des photos et vidéos dans le seul but de nuire à autrui !

Nonobstant tous ces obstacles, je persiste à croire que, devant les maigres moyens (matériels et moraux) de notre police de la circulation, c’est peut-être une voie à explorer. Qu’en pensez-vous ?

Ch@rlie

jeudi, 12 août 2010

ADO dans la Vallée du Bandama : une analyse de ses promesses aux ivoiriens

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Personne n'est dupe : sous l'appellation de pré-campagne, tous les candidats ont en fait lancé leur campagne électorale depuis belle lurette. Et il est bon, pour chaque futur votant de commencer à prêter attention à tout ce qui se dit lors des déplacements de tous ceux qui briguent la magistrature suprême de la Côte d'Ivoire. Il le faut non seulement pour se faire une opinion avant de choisir, et surtout, pour avoir des critère de jugement objectifs pour évaluer les actions de celui qui sera élu.

C'est pour cela qu'aujourd'hui, j'ai décidé de revenir sur les discours du candidat du Rassemblement Des Républicains (RDR) lors de sa tournée dans la région de la Vallée du Bandama, qui a débuté le dimanche 08 août dernier. Je le ferai désormais, autant que possible, pour tous les candidats.

Deux points m'ont particulièrement intéressé. Le premier point est relatif à la proposition d'amendement constitutionnel qui vise à accorder une plus grande reconnaissance aux chefs et rois traditionnels. Le candidat du RDR propose d'une part que la constitution ivoirienne reconnaisse les responsabilités des pouvoirs traditionnels en les articulant avec ceux de la République, et d'autre part que ceux-ci reçoivent des indemnités pour les fonctions qu'ils occupent. Cette proposition me semble intéressante dans la mesure où elle permettrait d'adresser un problème qui devient de plus en plus crucial. Il s'agit de celui de l'articulation de la démocratie moderne avec les formes d'organisations traditionnelles du pouvoir auxquels les peuples étaient habitués avant la colonisation. À mon avis, si cette « constitutionnalisation » des pouvoirs traditionnels est bien négociée, elle pourrait être un bon moyen d'intégrer toutes les populations, notamment celles des zones rurales, au jeu démocratique, et ce de la manière la plus constructive possible.

Mais il faudra faire attention dans la mise en œuvre d'une telle mesure, qui pourrait créer ou renforcer des tensions, notamment dans le mode de désignation des chefs et rois traditionnels. En effet, il faudra faire en sorte que l'appât du gain n'exacerbe pas les intrigues qui trop souvent caractérisent la désignation d'un chef...

Le second point de l'intervention du Docteur Alassane Ouattara qui a retenu mon attention est relatif à ses promesses d'investissements qui se chiffrent à coups de milliards. S'appuyant sur la mobilisation de sommes importantes par la Côte d'Ivoire entre 1990 et 1993, période pendant laquelle il était Premier Ministre, il promet d'apporter des centaines de milliards de FCFA pour le développement du pays. Ce n'est pas une mauvaise chose d'investir des milliards pour le développement du pays, surtout si ces milliards le sont dans les infrastructures et dans des domaines porteurs de croissance. Mais ce qu'il est bon de savoir, c'est que les milliards dont parle le candidat du RDR sont issus, comme dans les années 1990, essentiellement d'endettement extérieur ou de restructuration de la dette. Et sur ce point, je crois qu'il y a mieux à faire. Dans une période où la Côte d'Ivoire s'apprête à atteindre le point d'achèvement de l'Initiative en faveur des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), chaque candidat devrait, dans son programme, démontrer comment il sera capable d'éviter au pays une autre crise d'endettement. Sur cette question, les ivoiriens devraient être très attentifs aux propositions des différents candidats. Car une chose est d'avoir un bon programme, mais une autre, tout aussi importante, est de trouver un financement sain de ce programme.

Par ailleurs, il y a une déclaration de Monsieur Ouattara qui me permet de revenir sur une des caractéristiques de la politique en Côte d'Ivoire. En effet, il a indiqué qu'après avoir construit des routes et deux universités (à Bouaké et à Daloa), il s'apprêtait à construire une autre université à Korhogo quand la mort a emporté le Président Houphouet-Boigny. Je trouve dommage que la réalisation d'infrastructures soit aussi dépendante des individus. Normalement, ces projets devraient, en raison de l'intérêt qu'ils revêtent pour les populations, transcender les personnes et même les formations politiques. Il faut qu'on parvienne à cela en Côte d'Ivoire, si on veut vraiment se développer, parce que le développement, ce n'est pas quelque chose qui se fait en 5, 10 ou même 50 ans. C'est une œuvre de longue haleine ! Pour que l'Afrique avance !

Ch@rlie

mardi, 10 août 2010

Côte d’Ivoire – Sénégal : la guéguerre de l’huile (re)commence !

uemoacarte.jpgOn pensait en avoir fini avec ce contentieux économico-politique, mais malheureusement, il refait surface, juste au lendemain de la célébration du cinquantenaire de la Côte d’Ivoire. Est-ce un signe du caractère plus politique qu’économique du dossier ? L’avenir nous le dira.

Pour l’heure, ce qu’on peut retenir, c’est que le gouvernement du Sénégal a décidé, dans le communiqué du conseil des ministres dirigé le jeudi 05 août 2010 par le Président Abdoulaye Wade, de déposer deux requêtes auprès de la cour de justice de l’UEMOA. La première pour demander l’annulation de la décision rendue par l’UEMOA, et la seconde aux fins de sursis à l’exécution de la décision contestée.

Il convient de rappeler qu’en novembre 2009, un décret du Président sénégalais fermait le marché de ce pays aux exportateurs ivoiriens d’huile de palme raffinée. Selon cette décision, toute huile ayant plus de 30% d’acide gras saturé, ne pouvait plus être vendue sur le territoire. Les industriels ivoiriens estimaient, pour leur part, que ce critère était purement discriminatoire, car leur production répond aux normes internationales.

Si à l’époque, le gouvernement sénégalais justifiait sa décision par des nécessités sanitaires, il est également bon de se souvenir que cette décision a été prise au mépris des règles et procédures admises au niveau de la communauté économique régionale. En effet, un règlement de l’UEMOA (adopté depuis 2005) veut que la Commission de l’UEMOA soit associée à tout projet de changement de norme dans un pays de l’espace. Mieux, avant toute décision, la commission est obligée de saisir les Etats membres de l’Union, pour recueillir ses observations. Et selon M. Amadou Koné, le ministre ivoirien de l’Intégration africaine d’alors, cette démarche n’a pas été respectée par le Sénégal. C’est en s’appuyant sur ce vice de procédure que le gouvernement ivoirien est arrivé à faire rapporter la décision du Sénégal.

Aujourd’hui, pendant que le Sénégal jette à nouveau de l’huile sur le feu de ses relations économiques (et forcément politiques) avec la première puissance économique de l’UEMOA, on est en droit de se demander s’il a de nouveaux arguments susceptibles de faire fléchir la communauté.

Toujours est-il que ce genre de querelles n’arrange pas l’intégration économique en construction, qui a déjà du mal à retrouver ses repères. A ce propos, il est bon de relever que le commerce intra-UEMOA (entre les pays membres de l’Union) est déjà très faible eu égard aux objectifs d’intégration économique (en 2005, il était estimé à environ 15% des flux commerciaux totaux de ces pays, pour un objectif de 25%). Devant cette situation, plusieurs ont déjà conclu qu’il s’agit là d’un combat entre les entreprises privées des deux pays (le Groupe sénégalais Advens et le Groupe ivoirien Sifca) qui se livrent à une concurrence sans merci par gouvernements interposés. Attendons de voir ce qu’en diront les autorités de l’Union.

Ch@rlie

Lire l’article de « Les Afriques » en cliquant ici

lundi, 09 août 2010

Scandaleux : insulte de l'Hymne national de la Côte d'Ivoire !

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Aujourd'hui, j'ai décidé de partager avec tous mes fidèles lecteurs une information qui, pour moi, relève purement et simplement du scandale.

Figurez-vous que dans la ferveur de la célébration des 50 ans d'indépendance de la Côte d'Ivoire, des personnes ont cru bon de concevoir et de publier sur la toile, une version proprement insultante de notre Hymne national, et cela sur un ton d'amusement et de moquerie (voir à la fin de cet article).

Je m'insurge catégoriquement contre cet acte, et je clame haut et fort que quel que soit le grief qu'on peut avoir contre le parti au pouvoir et ses tenants, cela ne peut aucunement constituer une raison valable pour tourner en dérision une si importante composante des symboles de la République. Nous devons faire attention à ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Car si l'eau du bain est sale, le bébé lui, a toujours besoin de nos soins et, tout au plus, d'une eau plus propre pour le laver.

Ce que je veux dire, c'est que s'opposer à un régime, ne nous donne pas le droit de haïr le pays ou de militer pour sa désagrégation. Ce que les ivoiriens doivent comprendre, c'est que même si en interne, nous avons des divergences, nous devons coûte que coûte préserver l'unité nationale, principal gage de l'intérêt du pays. Car si une partie des ivoiriens travaille pour saper cette unité, elle sera bien obligée, le jour où elle accèdera au pouvoir, de reconstruire ce qu'elle aura elle-même contribué à détruire. Opposition ne signifie pas guerre des tranchées ! Après cinquante ans d'indépendance, je crois qu'il est grand temps que nous comprenions une bonne fois pour toute que notre unité est la base de notre progrès.

Sans cette unité, nous seront toujours dans un perpétuel recommencement : celui qui accède au pouvoir se verra dans l'obligation de repartir de zéro, parce qu'il n'a pas su, lorsqu'il était dans l'opposition, préserver les acquis de celui à qui il s'opposait. Ne l'oublions pas : le progrès de la Côte d'Ivoire est entre les mains de tous ses fils et filles, qu'ils soient au pouvoir ou pas. Chacun est responsable, à son niveau, de faire avancer les choses. Si nous n'en sommes pas conscients, et que nous n'attendons que les erreurs des autres pour applaudir, ce n'est pas sûr que nous nous en sortions mieux une fois au pouvoir !

À mon humble avis, à l'orée des cinquante prochaines années, chaque citoyen ivoirien devrait davantage s'imprégner des symboles de la République. Et à ce sujet, je vous propose de (re)lire la Constitution de la Côte d'Ivoire et de participer de la façon la plus constructive possible, chacun dans son domaine, à la réflexion sur le développement du pays. Pour que l'Afrique avance !

Ch@rlie

Hymne national perverti (proprement honteux !)

« Salut o terre de désespoir

Pays des hommes de mauvaise foi

Tes régions remplies de vandales,

Ont hypothéqué ta destinée.

Tes fils, chère CI,

Fiers partisans de ta galère,

Tous engagés et pour leur gloire,

Te conduiront dans le malheur.

Fiers patriotes, le pays vous appelle

Si nous avons dans nos poches tout l’argent de ce pays,

Notre prétexte sera donc les rebelles.

De la souffrance promise à l’ivoirité

En fonçant tous à la foire mortuaire

La patrie de la vraie mechancetéééééééééééééééééééééééééééé.

Vive la refondation ! vive le président Nanan Gbagbo ! vive le fpi ! »

vendredi, 06 août 2010

RTM : une application web très utile pour améliorer sa gestion du temps

ico_iphoneapp.pngNotre époque est certainement celle de la gestion du temps. Aujourd'hui, si nous n'arrivons pas à faire des choses plus ou moins importantes, c'est en partie par manque de temps. Je ne parle pas de ceux qui se cachent derrière ce refrain pour « botter en touche » chaque fois qu'ils veulent fuir leurs responsabilités, mais plutôt de ceux qui, malgré leur bonne volonté, s'en sortent mal. Pour ceux-là, j'ai découvert une application web qui leur permettra de mieux gérer le si peu de temps qu'ils ont de disponible.

Cette application s'appelle « Remember The Milk » (N'oublie pas le lait), en abrégé RTM. Depuis que je l'ai découverte, elle me permet de mieux agencer les tâches que je dois accomplir, en les organisant par catégories, par échéance et par priorité. Ce qui est intéressant, c'est que je reçois par courriel des rappels (reminders) afin de ne pas oublier ce que je dois faire. Désormais, je suis tranquille parce que partout où j'ai accès à l'internet, je peux consulter ma liste des tâches et ne plus perdre du temps à faire des choses qui n'en valent pas la peine ou qui ne sont pas plus importantes ou plus urgentes que ce que j'avais déjà prévu de faire.

Pour tous ceux qui connaissent la méthode « Getting Things Done » ou GTD de David Allen, RTM est un très bon outil pour la mettre en œuvre efficacement.

Comment devenir un utilisateur de RTM ? C'est plus simple que bonjour ! Il vous suffit de créer un compte gratuitement sur le site de RTM, et vous avez accès à l'application absolument gratuitement. Vous pouvez alors automatiquement commencer à enregistrer vos tâches avec toutes les précisions nécessaires à votre propre organisation. De plus, en téléchargeant le logiciel, vous pouvez utiliser RTM sans être connecté à l'internet, et faire des synchronisations chaque fois que vous êtes en ligne. Merveilleux, non ? Pour ceux qui en demandent plus, il existe une version pro qui permet de recevoir des reminders par SMS et qui coûte environ 12.500 FCFA l'an en ce moment.portrait.jpg

C'est vrai que RTM n'est pas le remède miracle à la mauvaise gestion du temps, mais cet outil constitue quand même un atout pour quiconque veut améliorer sa discipline personnelle en la matière. En effet, la bonne gestion du temps est plus affaire de discipline personnelle que d'application informatique !

Et puis, RTM est un bel exemple d'entrepreneuriat online, qui devrait « contaminer » les jeunes africains. À la base, c'est l'idée d'une jeune australienne, Emily Boyd, qui a monté, en collaboration avec d'autres personnes cette petite web-entreprise qui aujourd'hui compte plus de 2 millions d'utilisateurs.

Voilà, j'espère avoir fait œuvre utile en partageant cette découverte. Bonne utilisation à tous, pour que l'Afrique avance !

Ch@rlie

lundi, 02 août 2010

Les réformes du BTS en Côte d'Ivoire : un manque de vision de développement

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Education en Côte d'Ivoire : une salle de classe du primaire / Crédit photo : Parti Ecologique Ivoirien

Les résultats catastrophiques du système éducatif de la Côte d'Ivoire ces dernières années, sont devenus si récurrents qu'on s'en plaint à peine. La dernière fois, j'ai été sidéré d'apprendre qu'après les 24% d'admis au Baccalauréat 2010, le Président de la République a félicité le Ministre de l'Education nationale, pour le bon travail abattu. Même si on peut louer les efforts fournis pour limiter les tricheries, je crois que se décerner un auto satisfecit dans une situation où le système éducatif produit plus de rejets que de professionnels prêts à la consommation du secteur privé, relève purement et simplement de l'autoflagelation ! À mon avis, il n'y a pas de quoi être fier, et cela dénote du manque de vision à long terme qui a toujours caractérisé les autorités qui se sont succédées à la tête du pays.

 

Aujourd'hui, je voudrais illustrer mon propos en évoquant les multiples réformes du BTS qui ressemblent plus à un perpétuel recommencement qu'à la mise en œuvre de politiques d'amélioration de la formation.

De deux filières en 1974, on est passé à 58 en 2010, avec une prolifération des écoles privées de moins en moins maîtrisée par l'Etat. Et peu à peu, l'objectif de départ a été perdu de vue. En effet, si dans les années 70, il était question de réunir les conditions pour former de vrais professionnels immédiatement opérationnels, force est de constater qu'aujourd'hui, les filières offertes aux bacheliers correspondent plus à du remplissage destiné à simplement caser les nombreux élèves qui accèdent à l'enseignement supérieur.

Cette situation désastreuse peut s'expliquer par plusieurs facteurs, dont les plus importants, à mon sens, sont relatifs à la mauvaise politique conduite en la matière. J'en veux pour preuve les nombreuses tergiversations qui ont conduit les différents gouvernements à « balader » la responsabilité du BTS entre plusieurs départements ministériels, et à renouveler les personnes chargées de sa gestion, au gré des hommes politiques et des remaniements ministériels. Cette première raison tient à un fait plus général : il s'agit de la trop forte variabilité du cadre organique de l'administration ivoirienne, dont le format dépend du seul Président de la République. Il serait temps que, comme au Gabon, on normalise la structure du gouvernement autour d'un nombre fixe de départements, afin d'assurer une meilleure continuité de son action.

De plus, je pense qu'à partir de 1995, il y a eu une trop grande liberté qui a été donnée aux écoles privées dans la création des filières de BTS pour, dit-on, épouser l'air du temps. Cette nouvelle donne, occasionnée par la mise du BTS sous la coupole du Ministère de l'Enseignement Supérieur, n'a pas tenu compte des besoins de développement du pays dans l'élaboration des programmes, en tous cas, pas assez à mon goût. C'est ainsi qu'on se retrouve aujourd'hui avec des formations plus théoriques que pratiques, produisant à leur sortie des étudiants qui n'ont que des notions académiques sans avoir suffisamment pratiqué leur art. Je vous avoue que, dans le cadre de mon travail, ayant souvent été amené à encadrer des postulants au BTS pour leur stage de fin de formation, j'ai été déçu de voir que certains ne savent même pas comment utiliser un micro-ordinateur. Ils vous répondent : « Monsieur, on a eu que des cours théoriques, parce qu'il n'y avait pas assez d'équipements pour faire la pratique ». A ce sujet, j'aimerais dire que si l'Etat donne l'autorisation à des promoteurs privés de créer des filières, la moindre des choses serait de s'assurer, à travers des contrôles appropriés, que les conditions minimales sont réunies pour des formations de qualité !

Et puis, je pense que pour un pays en développement comme le nôtre, il est utopique de croire que la formation des jeunes gens n'est destinée qu'à fournir l'Etat et les entreprises privées du secteur moderne en ressources humaines ! Le volet « entrepreneuriat » a été négligé et de ce fait, les filières du BTS sont devenues des voies royales vers le chômage, parce que si le secteur privé à du mal à utiliser tous les diplômés, la fonction publique elle-même ne sait pas vraiment où les caser. À mon humble avis, ces filières devraient non seulement être mises en adéquation avec les besoins de développement du pays, mais également, les jeunes gens devraient être formés à entreprendre dans leurs domaines respectifs. Ce faisant, ce sont autant d'entreprises qui pourraient être créées et développées pour contribuer à la croissance économique et à la réduction de la pauvreté.

On nous annonce une autre réforme du BTS au terme de laquelle seulement 27 filières seraient retenues (voir le Fraternité Matin du mardi 27juiller 2010, page 13). J'ose croire que cette nième révision tiendra enfin compte des impératifs de développement du pays, en créant les conditions pour des formations de qualité et pour que les nouveaux techniciens supérieurs soient des entrepreneurs qui contribuent efficacement à l'essor du pays. Pour que l'Afrique avance !

Ch@rlie

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