vendredi, 15 janvier 2010
Tremblement de terre à Haiti : aurait-on pu éviter le pire ?

Ce qui est arrivé
L'événement qui défraie la chronique en ce moment, c'est ce malheur qui vient de frapper Haïti, un pays déjà fortement éprouvé par la pauvreté et le manque de démocratie. En effet, le mardi 12 janvier dernier, aux environs de 16H heure locale (21H temps universel), un séisme de magnitude 7 sur l'échelle de Richter, s'est produit à quelques 15 kilomètres de Port-au-Prince, la capitale haïtienne. Il convient de noter que les séismes sont considérés comme destructeurs à partir d'une magnitude de 6 sur l'échelle de Richter. C'est donc dire qu'il s'agit là d'un tremblement de terre particulièrement sévère (il faut remonter jusqu'à 250 ans en arrière pour trouver un semblable ayant frappé ce pays).
Les dégâts sont énormes, tant en vies humaines qu'en pertes matérielles. On parle ici et là de plusieurs dizaines de milliers de victimes (certaines sources avancent le chiffre de plus de 100.000 morts), de plusieurs bâtiments (dont des immeubles de l'administration – le palais présidentiel et les bureaux de l'ONU notamment) qui se sont effondrés. Et aujourd'hui encore, plusieurs milliers de personnes s'apprêtent à dormir à la belle étoile, redoutant de retourner dans leurs maisons.
Cette catastrophe naturelle appelle plusieurs questions. La première, c'est naturellement de savoir si l'on aurait pu éviter l'ampleur des dégâts à l'aide d'une prédiction de l'événement.
Aurait-on pu le prévoir ?
Certaines sources indiquent que selon les comptes-rendus de certains géologues et géophysiciens s’étant penchés sur Haïti depuis plusieurs années, ce séisme n’était pas une surprise. En 2002 et 2008, ces scientifiques auraient tenté de sensibiliser le gouvernement haïtien face à la prévision de cet événement. Toutefois, ce n'est pas aussi simple que cela ! Selon les informations scientifiques disponibles sur l'étude des séismes, il semble que les prévisions à long terme soient plus fiables que celles à court terme. Ainsi, on est en mesure d'identifier les zones à risque à partir de techniques éprouvées, mais on n'est pas en mesure de dire exactement à quel moment la catastrophe va sévir, ce qui rend la pro-activité limitée. Le problème avec les prévisions à court terme des séismes, c'est qu'il existe un nombre très élevé de techniques dont la fiabilité n'est pas encore vraiment satisfaisante. Ainsi, pour gagner en efficacité, il faut en combiner plusieurs, ce qui peut revenir très coûteux.
La seconde question qui me taraude l'esprit est relative à l'afflux d'aide spontanée au pays.
Faut-il une apocalypse pour que les pays riches viennent au secours ?
Une des leçons de cette tragédie, c'est que la solidarité internationale peut bel et bien exister. Et à ce sujet, il faut féliciter les gouvernements américain, australien et canadien, sans oublier les autres qui ont spontanément décidé d'apporter leur aide en ressources humaines, en matériel et en argent.
Mais n'oublions pas qu'avant cette catastrophe, Haïti vivait déjà une autre catastrophe dont personne ne semblait s'émouvoir ! Ce pays est classé parmi les plus pauvres de la planète, et il est même indiqué qu'environ 70% de sa population vit avec moins de 2 dollars par jour. Alors, moi je me demande s'il faut attendre que le pire se produise pour que la solidarité internationale s'exprime. Ce n'est pas que l'aide à Haïti dans cette situation ne soit pas nécessaire, loin s'en faut ! Mais je crois que le rôle de pompier n'est pas le meilleur quand il s'agit d'aider à l'amélioration du bien-être des populations des pays en développement. Qu'en pensez-vous ?
Ch@rlie
Pour voir la carte des zones à risque de tremblements de terre, cliquez ici.
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mercredi, 30 décembre 2009
Insolite : des animaux transparents !
Pendant que l'Afrique et les africains continuent à s'enfoncer dans le sous-développement et les querelles interminables, il y en a sur cette planète qui , heureusement, n'ont pas fini de réfléchir à faire avancer le monde. Ils ont même à coeur de préserver les espèces qui ont servi pendant longtemps à faire avancer la science. Eh oui, le Professeur Yutaka Tamaru de l'Université de Mie (Centre-Ouest du Japon) fait partie de ceux-là qui font avancer la science en cherchant à préserver des animaux. Lui et son équipe viennent d'inventer un poisson rouge transparent, dont on peut voir les organes sans être obligé de procéder par vivisection. Une autre équipe japonaise ayant mis au point une grenouille transparente dès 2007, déjà dans le but d’éviter la vivisection, vient par ailleurs d’annoncer la commercialisation du batracien. Je vous laisse tout simplement contempler ces deux chefs-d'oeuvre.



Ch@rlie
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mardi, 22 décembre 2009
Sécurité routière : où sont passés les radars numériques ?
Le 31 mars 2008, a été signée une convention de partenariat entre la Bureau National d'Etudes Techniques et de Développement (BNETD) et l'Office de Sécurité Routière (OSER). L'objectif de cette convention, c'était d'équiper à moindre coût l’OSER des nouveaux radars numériques de dernière génération mis au point par le BNETD.
Selon les experts du Bureau, ces radars présentent plusieurs avantages par rapport à ceux qui étaient précédemment utilisés par les équipes de l'OSER. En effet, ces appareils de haute technologie sont basés sur un système appelé DOCAV (Dispositif Optoélectronique de Contrôle Automatisé de Vitesse). En français (pour nous qui ne sommes pas des spécialistes), il s'agit de radars munis de caméras numériques haute résolution qui sont contrôlés par ordinateur. La particularité de ces radars, c'est qu'ils permettent d'avoir l'image du véhicule en infraction en temps réel, donc de la présenter à l'automobiliste concerné. En plus, les informations (photo du véhicule, vitesse du véhicule...) peuvent être traitées et envoyées sur téléphone portable, ce qui, en principe, évite de se déplacer pour aller jusqu'au lieu où se trouve le radar. Finies donc les longues et vives discussions sous le chaud soleil d'Abidjan (et des autres villes de Côte d'Ivoire).
C'est le lieu de féliciter le BNETD dont le centre de recherche (Institut de Formation à la Haute Expertise et de Recherche – IFHER) est la preuve incontestable que le combat technologique si nécessaire au développement des pays africains, peut et doit être remporté sur le sol africain. Ce qu'il nous faut, c'est d'apprendre les techniques occidentales et de les adapter à nos réalités pour qu'elles puissent résoudre efficacement nos problèmes et répondre à nos besoins.
C'est pourquoi, soit dit en passant, j'exhorte au retour tous les africains qui, après avoir acquis les connaissances utiles au continent, restent dans leurs pays d'accueil, au prétexte qu'il n'y a pas de débouché dans leurs pays d'origine. Ce que je crois, c'est que les débouchés, ça ce crée, ça se suscite...
Mais, pour terminer, quelqu'un à Abidjan ou dans une ville de l'intérieur, a-t-il déjà bénéficié de ce joyau dont, selon mes sources, deux exemplaires auraient été remis à l'OSER depuis le 31 juillet 2009 ? En tous cas, moi, la dernière fois que je me suis fait flasher, il m'a été demandé de retourner quelques kilomètres en arrière pour voir la photo de ma voiture, ce que j'ai refusé d'ailleurs (j'étais sur l'autoroute du Nord et revenir en arrière signifiait une grosse perte de temps, ce que je ne possédais pas en quantité suffisante !).
Cela montre au moins une évidence : une chose est d'avoir les équipements nécessaires, une autre est de vouloir s'en servir convenablement... Pauvre Afrique !
Ch@rlie
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mercredi, 09 décembre 2009
Réchauffement climatique : le sommet de Copenhague peut-il aider ?

Depuis avant-hier, se tient à Copenhague au Danemark, un sommet regroupant 192 pays qui se retrouvent pour réfléchir aux solutions à mettre en œuvre en réponse au réchauffement de la planète qui constitue, selon les experts, une véritable menace pour l'humanité. Ce sommet, organisé sous l'égide de l'Organisation des Nations Unies (ONU), est la suite logique de celui de Kyoto au Japon en 1998, qui a vu naître le fameux protocole du même nom. En effet, alors que ce protocole prendra fin en 2012, il est question de faire prendre par les pays de nouveaux engagements, que l'ONU espère plus ambitieux pour la préservation du climat. On peut citer à titre d'exemples (la liste n'est pas exhaustive) : l'augmentation des sécheresses et des inondations provoquée par l'élévation de la température de la Terre, la réduction de la glace et des neiges qui peut provoquer des sécheresses et entraîner un manque d’eau potable dans certaines régions du monde, le renforcement des phénomènes météorologiques extrêmes, l'élévation du niveau de la mer...
Un sommet dont les objectifs sont clairs
L'objectif de ce sommet est donc clairement identifié : il s'agit de trouver les voies et moyens pour ralentir au mieux le réchauffement de la planète, notamment en ce qui concerne les effets des actions humaines sur le climat. Pour ceux qui douteraient encore du caractère sérieux du phénomène et du danger réel qu'il représente à l'échelle de l'humanité, il convient de noter que de nombreux effets du réchauffement climatique ont été bien documentés, et les phénomènes observés dans la réalité concordent très majoritairement avec les prévisions qui avaient été faites.
En la matière, les principaux moyens habituellement utilisés sont fondés sur l'instauration d'un marché de l'émission des gaz à effet de serre. Il s'agit d'amener les pays à mettre en oeuvre des actions tendant à limiter la leurs émissions néfastes pour le climat. À partir de ces possibilités offertes aux pays, il se crée donc des négociations entre pays pour s'échanger les droits d'émission.
Trois groupes aux intérêts pas toujours conciliables
On aurait pu penser que cette situation résulte ou implique une certaine cohésion de l'ensemble des pays quand il s'agit de la lutte contre le réchauffement climatique. Pourtant, on peut distinguer trois types de pays dont les intérêts ne sont pas toujours cohérents. Le premier groupes de pays est constitué des nations industrialisées, qui sont principalement à l'origine des problèmes que connaît la planète, du fait de leur modèle d'industrialisation qui utilise comme principale source d'énergie le pétrole et ses dérivés. Ces nations ne sont pas forcément favorables à la limitation des émissions de gaz à effet de serre, qui constitue une véritable remise en cause de leur modèle de développement. C'est pourtant vers elles que se tournent tous les regards quand il s'agit de faire les plus grands efforts.
Le deuxième groupe de pays contient les nations émergentes qui sont en pleine phase d'industrialisation, et pour lesquelles on observe un relatif rattrapage des pays industrialisés. Ces pays-là sont carrément opposés à la réduction des émissions, qui signifie pour eux une menace sur l'élan économique qu'ils ont entamé. En cela, ils sont appuyés par les experts du FMI qui mettent en avant les risques que comporterait une telle action, surtout dans un environnement économique et financier mondial marqué par une crise profonde.
Enfin, il y a les pays en développement, qui sont présentés comme les victimes du réchauffement climatique, en ce sens qu'ils ont la plus faible contribution au phénomène, mais qu'ils en subissent les pires conséquences. Ces nations ont choisi de saisir l'occasion du sommet pour réclamer une aide (méritée pour une fois), en guise de réparation pour dommages causés par l'industrialisation des autres pendant qu'eux sont demeurés attachés à des techniques culturales archaïques dont le seul mérite est de ne pas contribuer au dérèglement du climat. Au nombre de ces pays, ceux d'Afrique, qui évaluent déjà à 100 milliards de de dollars, l'aide annuelle qui sera nécessaire pour leur permettre de résoudre les problèmes liés au climat.
Les faibles chances de réussir du sommet
Loin de moi l'idée de prôner un quelconque pessimisme infondé relativement à l'issue de ce sommet dont l'importance n'est pas à discuter. C'est vrai que déjà à la veille de l'ouverture du sommet, plusieurs pays ont annoncé leurs intentions de réduire sérieusement leurs émissions. Mais, force est de constater que vu les intérêts en présence, un accord utile et efficace pour atteindre l'objectif majeur de lutte contre le réchauffement climatique est fort peu probable. Il suffit pour s'en convaincre de considérer le sort réservé au protocole de Kyoto, dont la mise en œuvre prendra fin en 2012 et qui devrait laisser le relai aux conclusions de Copenhague. Tous les observateurs sont unanimes pour dire que ce protocole n'a pas été mis en oeuvre suffisamment par ses signataires (pour ceux qui se sont donné la peine de le ratifier !). En effet, « aucun des plus gros pollueurs de la planète, notamment les Etats-Unis d'Amérique, la Russie, l'Australie, la Chine et l'Inde, ne peut se targuer d'avoir respecter convenablement les engagements de réduction qui le [le protocole] caractérisent », reconnaît Moussa Touré, journaliste à Fraternité Matin.
En plus, si c'est encore une fois pour imposer des engagements sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, sans toucher du doigt le vrai problème qui est celui du modèle économique assis sur des énergies polluantes, je crains que cela ne serve pas à grand chose.
À mon humble avis, il faut oser remettre en question l'utilisation quasi-exclusive des énergies fossiles (n'en déplaise au lobby du pétrole), et s'orienter résolument vers le développement et la vulgarisation d'énergies plus propres telles que le solaire ou l'éolienne. Je suis sûr que si les humains le veulent, ils peuvent trouver les moyens d'y parvenir. Le salut de la Terre se trouve dans cette direction.
Ch@rlie
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mardi, 08 décembre 2009
Une arnaque à 6.000 euros (3.935.742 FCFA) !

Après un «chat» avec une Ivoirienne soi-disant mineure, un quinquagénaire morbihannais a été harcelé de mails et de coups de téléphone: un faux procureur de la République, à Abidjan, lui réclamait de l'argent pour éviter toute poursuite... L'internaute s'est exécuté. Il témoigne.
Un avocat vannetais l'a surnommé le «Monsieur de l'arnaque africaine». Au début de l'été dernier, ce célibataire vivant dans la région de Locminé commence à échanger sur un site internet dédié aux «rencontres conviviales et sexy». Une femme d'une trentaine d'années, de nationalité ivoirienne et au physique de mannequin, entre en contact avec lui, plutôt pour le côté «sexy». L'aguiche. «Elle m'a donné son numéro de téléphone: elle voulait me rencontrer physiquement...». Le quinquagénaire «a le malheur» de lui divulguer ses deux numéros personnels, mobile et fixe. Cinq minutes de chat pour plusieurs semaines de désagréments. Car le lendemain, premier courriel: un message du présumé procureur de la République, à Abidjan, photographie en uniforme militaire à l'appui. «Il m'écrit qu'en face de moi, j'avais eu affaire à une fille âgée de 8ans». Et que les parents de la mineure vont engager des poursuites à son encontre.
1.000 € à payer pour en récupérer 5.000 autres
Pour passer au travers, selon le représentant du parquet abidjanais, une seule possibilité: verser5.000€, en cash, via WesternUnion, à une adresse de la capitale économique de la Côte d'Ivoire. Le Morbihannais s'exécute, après avoir reçu un autre mail au contenu similaire. Un «document officiel», croit-il, émanant, cette fois-ci, des services de la garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie. «J'ai paniqué». Sans compter des appels téléphoniques, par dizaines. Au bout du fil, à tour de rôle, le procureur susnommé, un autre «juge et l'ambassadeur de France». Le parquetier lui adresse un nouveau courriel: les enquêteurs africains ont bien décelé une arnaque. «Pour récupérer mon argent, je devais payer 1.000€». Toujours en espèces, encore par mandat. Il s'acquitte de cette somme. Des doutes apparaissent: «Je commençais à en avoir marre». Il dépose finalement plainte à la gendarmerie du coin, qui confirmera l'escroquerie. Les militaires indiquent à la victime que, par exemple, tout courrier émanant du ministère de la Justice est envoyé en recommandé. Pas par le web. La note dépasse, pour le quinquagénaire, les 6.000 €, frais divers obligent.
Personne au bout du fil...
Plusieurs semaines s'écoulent. Fin septembre, deux appels, au milieu de la nuit, réveillent la victime. Elle décroche. Personne. Le Morbihannais enregistre les numéros, l'indicatif «225» s'affichant sur son téléphone. Celui de la Côte d'Ivoire. Et puis plus rien. Cette plainte a peu de chance d'aboutir sur le plan judiciaire. Mais déjà, il y a un plaignant. Car, comme le détaille le colonel Michel Coat, le patron de la gendarmerie morbihannaise, les victimes hésitent souvent à se lancer dans des poursuites. «Par honte». Dans le département, 520faits de cyberdélinquance ont été comptabilisés depuis le début de cette année. Pour les contrer, les gendarmes disposent de deux référents nouvelles technologies, dits «N-Tech», plus sept correspondants répartis dans les quatre compagnies.
Source : www.letelegramme.com
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mercredi, 07 octobre 2009
Comment produire de l'énergie sans grand moyen : l'histoire merveilleuse du jeune malawite William Kamkwamba

C’est en 2002 que William Kamkwamba apprit qu’il ne pouvait plus continuer ses études. Ses parents ne pouvaient plus payer ses frais de scolarité, ainsi William alors âgé de 14 ans décida de s’instruire avec l’aide d’un mentor, Dr. Hartford Mchazime et Autorité Malawite de formation des professeurs (USAID). William était capable de nourrir son esprit. « J’ai lu un livre intitulé Utiliser l’Energie écrit par Mary Atwater. » A l’aide de ce livre William était capable de re-concevoir un Moulin à vent qui produit de l’énergie en utilisant pour la plupart du matériel de récupération : des piquets en bois, des tuyaux brisés, des chaussures usées, des fils en bronze, la vieille bicyclette de son père... bref tout ce qui lui tombait sous la main et qu’il pouvait utiliser. Les tuyaux PVC étaient coupés, chauffés et pilés jusqu’à ce qu’ils s’aplatissent pour servir d’hélice au Moulin à vent. « J’avais quelques problèmes parce que j’utilisais une chaîne de bicyclette, j’ai du l’enlever pour utiliser une courroie de ventilation que j’ai prise d’une voiture et ça marche mieux. »
On ne peut pas s’empêcher de se demander ce qui pourrait bien motiver William dans son travail d’Hercule. Récemment, William nous a parlé au téléphone du Malawi, il a répondu à nos questions : « J’ai décidé de fabriquer ce moulin à vent après des problèmes qu’on a eu sein de notre famille. » William fait partie d’une famille de sept enfants. Il a six sœurs et il est l’aîné de cinq parmi eux « Ma sœur avait attrapé une toux du fait des bougies paraffines qui dégagent une fumée dangereuse. » Dans un village non électrifié, tout l’éclairage se faisait à l’aide de la bougie … un produit qu’on devait aller chercher régulièrement dans un marché situé à des kilomètres de notre village. Le moulin à vent de William voudrait dire la lumière électrique et peut-être une sœur avec un meilleur état de santé.
Avec du matériel pris par ci par là, William a fabriqué son premier Moulin à vent fonctionnel à l’age de 14 ans. Il générait assez d’énergie pour éclairer sa chambre. Mais ce n’était que le début. William amena un ancien baril d’huile chez le forgeron pour le couper et là il a des lames d’acier plus efficaces. En utilisant la vieille bicyclette de son père, William a renforcé la machine du Moulin à vent, ce qui lui permet de tourner l’axe plus et donc d'augmenter la production d’énergie. Maintenant, son moulin à vent alimente plusieurs lampes de même que deux postes radios. Il alimente toute la maison en éclairage de même qu’il permet de charger les portables et une batterie de voiture pour énergie de rechange. « La plupart du temps je voulais écouter la radio mais pour des problèmes de batteries je ne pouvais pas, c’était là une autre raison…. Maintenant je veux alimenter l’ordinateur. » Lire la suite de l'article ici.
C'est une histoire pleine d'espoir, qui prouve que les limitations et autres manques de moyens financiers ne sont pas suffisants pour expliquer le sous-développement des pays africains. Car avec la détermination, la réflexion et le dévouement qu'il faut, on peut arriver à quelque chose de bénéfique pour toute sa communauté. Il suffit pour cela de ne pas avoir peur de s'informer et d'apprendre, de ne pas se laisser décourager par les problèmes mais d'en faire des opportunités d'aller de l'avant, et surtout, d'être focalisé sur les résultats recherchés. Ce jeune homme d'à peine 20 ans a beaucoup à nous apprendre... Prenons-en de la graine !
Source : www.myhero.com
Voir aussi : le blog de William Kamkwamba
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jeudi, 17 septembre 2009
Salon de l'automobile de Francfort : entre crise financière et écologie

Si le secteur automobile semble reprendre des couleurs, Melissa Bell, l'envoyée spéciale de FRANCE 24 à Francfort qui a déjà pu visiter le salon, constate toutefois que ce n’est pas "le même qu’il y a deux ans", évoquant sa "superficie plus réduite" et "30 % d’exposants en moins" que lors de la précédente édition.
La voiture électrique, invitée d’honneur
Selon elle, "les constructeurs misent sur l’innovation, notamment sur l’innovation verte". En effet, les projets de véhicules électriques se multiplient et arrivent progressivement sur le marché. Les premières offres commerciales sont ainsi attendues à l'horizon 2010-2012.
À l'instar de Renault, Peugeot, Mercedes, Toyota ou BMW, les grands constructeurs mondiaux doivent présenter leurs dernières innovations technologiques destinées au grand public dans le cadre du salon.
Pour Renault, l'événement sera l’occasion de présenter quatre prototypes de voitures électriques - de la citadine au petit utilitaire -, avant-goût d’une future gamme complète qui sera mise sur le marché en 2012.
Peugeot dévoilera également sa voiture électrique, la iOn, dont la sortie est annoncée pour la fin de 2010. Le constructeur français l'a développée en partenariat avec le japonais Mitsubishi Motors, qui vient de lancer son propre véhicule électrique, la i-Miev, destiné à une clientèle professionnelle.
Avec trois prototypes de voitures électriques aux modes de propulsion différents (batterie, batterie plus moteur thermique, pile à combustible), Mercedes n’est pas en reste.
Reste que la viabilité de ces voitures électriques soulève plusieurs questions, parmi lesquelles celles de l’autonomie de leurs batteries au lithium et des infrastructures nécessaires à leur fonctionnement.
Un secteur encore fragile
De fait, pour certains analystes, le pari de la voiture électrique est risqué. À titre d’exemple, Renault-Nissan table sur une part de marché de 10 % pour ses quatre nouveaux modèles alors que, selon les analystes, elle ne sera que de 5 %, explique Melissa Bell.
Celle-ci rappelle aussi que le secteur souffre encore des effets de la crise et que le salon de Francfort se penchera sur la question de "l’après-prime". Pour les professionnel du secteur, il s’agit notamment de savoir comment s’adapter à la suppression des primes à la casse qui ont permis à l'industrie automobile de se maintenir au plus fort de la crise économique et financière.
Source : France 24
07:30 Publié dans Développement, Economie, International, Lu ailleurs, Technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voiture, zéro émission, salon de l'auto, francfort









