topblog Ivoire blogs Créez votre blog Envoyer ce blog à un ami

Plateforme publicitaire Africaine

vendredi, 13 août 2010

En Inde, Facebook au service de la sécurité routière

traffic1-articleLarge.jpg

 

Aujourd’hui, j’ai décidé de partager avec vous une idée que je trouve lumineuse. Elle nous vient d’Inde, cette idée, et est liée aux utilisations que l’on peut faire des réseaux sociaux offerts par le web, en l’occurrence Facebook. C’est vrai que ces derniers temps, plusieurs voix se lèvent contre les problèmes de protection de la vie privée sur ces réseaux, mais il convient de ne pas focaliser sur la partie vide du verre, si l’on veut se faire une idée juste.

En effet, dans la capitale de l'Inde, New Delhi, Facebook représente une aide inespérée pour la police de la circulation, selon un article du New York Times.

Il y a deux mois, celle-ci a ouvert une page sur le réseau social destinée à recueillir les avis et les suggestions des habitants sur le trafic routier de la ville, réputé chaotique. 17.500 internautes s'y sont spontanément inscrits et y ont posté depuis plus de 3.000 photographies et vidéos. On y voit notamment des motards sans casque et des automobiles empruntant des sens interdits.

Ce qui est remarquable, c’est qu’initialement, la police de la circulation demandait simplement un forum d’échanges en vue de prendre en compte les aspirations de ses « clients », mais ceux-ci, certainement exaspérés par l’indiscipline des automobilistes, ont saisi l’occasion pour en faire un moyen de censure par les pairs. En utilisant les plaques d'immatriculation apparaissant sur ces images, la police a pu dresser 665 contraventions (en deux mois), dont une cinquantaine à des policiers de la capitale !

Cette expérience m’a amené à me poser la question de la faisabilité d’un tel projet à Abidjan. C’est vrai que plusieurs obstacles se dresseraient aussitôt, notamment la faible utilisation de l’internet et des nouvelles technologies de l’information, la difficulté de repérage des mis en cause à qui faire payer les contraventions. Sans oublier le risque de des personnes mal intentionnées se saisissent de cette opportunité pour falsifier des photos et vidéos dans le seul but de nuire à autrui !

Nonobstant tous ces obstacles, je persiste à croire que, devant les maigres moyens (matériels et moraux) de notre police de la circulation, c’est peut-être une voie à explorer. Qu’en pensez-vous ?

Ch@rlie

vendredi, 06 août 2010

RTM : une application web très utile pour améliorer sa gestion du temps

ico_iphoneapp.pngNotre époque est certainement celle de la gestion du temps. Aujourd'hui, si nous n'arrivons pas à faire des choses plus ou moins importantes, c'est en partie par manque de temps. Je ne parle pas de ceux qui se cachent derrière ce refrain pour « botter en touche » chaque fois qu'ils veulent fuir leurs responsabilités, mais plutôt de ceux qui, malgré leur bonne volonté, s'en sortent mal. Pour ceux-là, j'ai découvert une application web qui leur permettra de mieux gérer le si peu de temps qu'ils ont de disponible.

Cette application s'appelle « Remember The Milk » (N'oublie pas le lait), en abrégé RTM. Depuis que je l'ai découverte, elle me permet de mieux agencer les tâches que je dois accomplir, en les organisant par catégories, par échéance et par priorité. Ce qui est intéressant, c'est que je reçois par courriel des rappels (reminders) afin de ne pas oublier ce que je dois faire. Désormais, je suis tranquille parce que partout où j'ai accès à l'internet, je peux consulter ma liste des tâches et ne plus perdre du temps à faire des choses qui n'en valent pas la peine ou qui ne sont pas plus importantes ou plus urgentes que ce que j'avais déjà prévu de faire.

Pour tous ceux qui connaissent la méthode « Getting Things Done » ou GTD de David Allen, RTM est un très bon outil pour la mettre en œuvre efficacement.

Comment devenir un utilisateur de RTM ? C'est plus simple que bonjour ! Il vous suffit de créer un compte gratuitement sur le site de RTM, et vous avez accès à l'application absolument gratuitement. Vous pouvez alors automatiquement commencer à enregistrer vos tâches avec toutes les précisions nécessaires à votre propre organisation. De plus, en téléchargeant le logiciel, vous pouvez utiliser RTM sans être connecté à l'internet, et faire des synchronisations chaque fois que vous êtes en ligne. Merveilleux, non ? Pour ceux qui en demandent plus, il existe une version pro qui permet de recevoir des reminders par SMS et qui coûte environ 12.500 FCFA l'an en ce moment.portrait.jpg

C'est vrai que RTM n'est pas le remède miracle à la mauvaise gestion du temps, mais cet outil constitue quand même un atout pour quiconque veut améliorer sa discipline personnelle en la matière. En effet, la bonne gestion du temps est plus affaire de discipline personnelle que d'application informatique !

Et puis, RTM est un bel exemple d'entrepreneuriat online, qui devrait « contaminer » les jeunes africains. À la base, c'est l'idée d'une jeune australienne, Emily Boyd, qui a monté, en collaboration avec d'autres personnes cette petite web-entreprise qui aujourd'hui compte plus de 2 millions d'utilisateurs.

Voilà, j'espère avoir fait œuvre utile en partageant cette découverte. Bonne utilisation à tous, pour que l'Afrique avance !

Ch@rlie

vendredi, 30 juillet 2010

Insolite : le naufrage du Titanic a été prédit 14 ans avant !

robertson02.jpg

Le saviez-vous ? Cet événement qui a marqué l'histoire de l'industrie navale mondiale aurait été prédit longtemps avant de se produire. En effet, Morgan Robertson (30 septembre 1861 - 24 mars 1915), un écrivain américain, dans son roman intitulé « Le naufrage du Titan », avait déjà relaté un événement présentant de nombreuses similitudes avec la sombre histoire du Titanic.

Plusieurs éléments sont véritablement troublants, quand on essaie de s'expliquer comment, en 1898 (date de parution du roman), cet homme pouvait imaginer une histoire qui allait se produire dans la nuit du 14 au 15 avril 1912. Dans le tableau ci-après, je vous donne quelques éléments de similitude entre les deux naufrages :

Élément

Dans le roman

Dans la réalité

Nom du Navire

Titan

Titanic

Taille du navire

214 mètres

269 mètres

Tonnage

45 000 tonnes

46 000 tonnes

Vitesse

25 nœuds

22 à 24 nœuds

Nombre d'hélices

3

3

Compartiments étanches

19

16

Passagers

Environ 3000

Environ 2200

Date du Naufrage

Avril

Avril

Lieu du naufrage

Atlantique Nord

Au large de Terre-Neuve, dans l'Atlantic Nord

Causes du naufrage

Collision avec un iceberg

Collision avec un iceberg

Insubmersibilité présumée

Oui

Oui

Canots de sauvetage

En nombre insuffisant (24)

En nombre insuffisant (20)

Source : Laurent Puech (Zetetique)

Plusieurs théories ont été avancées pour tenter d'expliquer cette frappante coïncidence. Mais celle qui a le plus retenu mon attention, est celle de l'analyse contextuelle : il s'agit d'étudier le contexte dans lequel l'auteur du roman a pu l'écrire, afin de comprendre les choix qu'il a faits. C'est vrai que cette analyse permet de déduire logiquement ou de comprendre les informations qui figurent dans le roman, mais elle ne constitue pas une explication de toutes les ressemblances avec l'événement qui s'est produit dans la réalité longtemps après !

Ainsi, on remarque que Morgan Robertson, au moment où il écrit, est un ancien marin. Et puis, la fin du XIXème siècle étant la période du triomphalisme de la technologie, il se peut que ce connaisseur de la mer ait voulu lancer un appel à l'humilité aux hommes de sa génération. Car on pouvait lire, à la une du New York Times du 16 septembre 1892, un article vantant les mérites d'un projet de construction d'un bateau géant similaire au Titanic. La plupart des caractéristiques du Titan sont tirés de ce projet.

Je ne pense pas qu'après avoir dit tout ça, le caractère troublant de la coïncidence se soit dissipé. Plus proche de nous, je me souviens de la prophétie de l'accession d'un noir à la magistrature supprême des Etats-Unis d'Amérique, prophétie faite par les réalisateurs de la série 24H chrono. Désormais, il faudra suivre avec plus d'attention les films, surtout ceux de science-fiction, car qui sait, peut-être qu'on peut y deviner ce que les hommes se réservent dans les 10 prochaines années !

Ch@rlie

vendredi, 02 juillet 2010

OLEV : la révolution de la voiture électrique venue de Corée du Sud

 

kaist-olev-city-cars_JL39Q_5965.jpg

Un véhicule OLEV en pleine démonstration / Photo : Eco Cars

Voici une information qui prouve bien que les meilleures innovations proviennent de la capacité des hommes à se poser les bonnes questions et surtout à s'y pencher dans les meilleures conditions.

Dans la lutte pour une planète moins polluée, un des plus grands défis a toujours été de réduire la consommation d'énergie fossile par les véhicules automobiles, du fait de la trop forte émission de CO2 qui en résulte. Et une des alternatives qui sont le mieux explorées, c'est l'utilisation de l'énergie électrique. Mais jusqu'à une période récente, cette solution demeurait hors de portée en raison de contraintes techniques et économiques. En effet, il y a les problèmes de la faible capacité de stockage de l'énergie par les batteries au lithium, leur poids excessif, leur prix trop élevé, le temps de rechargement trop long et enfin, les coûts importants de construction des stations de rechargement destinées à remplacer les stations à essence. Pire, l'offre limités de lithium au plan international devrait faire en sorte que, si tout le monde devait se mettre à la voiture électrique utilisant la batterie au lithium, les prix seraient très vite à des niveaux insupportables...

Pour contourner tous ces problèmes, une équipe de chercheurs coréens du Korea Advanced Institute of Technology (KAIST) (en français, Institut Coréen de Technologie Avancée), a mis au point un moyen ingénieux d'alimenter les voitures électriques. Il s'agit de ce qu'on appelle l'Alimentation Par le Sol (APS). Il est question d'enfouir à des dizaines de centimètres en dessous du goudron, des lignes électriques destinées à assurer l'alimentation des véhicules par une technologie dite sans-contact. Ne me demandez pas comment, je pense qu'il s'agit d'électromagnétismes et de bizarreries semblables... Cette technonogie est appelée On-Line Electric Vehicle (OLEV - en français : Véhicule Electrique En Ligne).

 

S7-La-nouvelle-attraction-a-Seoul-la-navette-electrique-OLEV-6833.jpg

Une navelle électrique fonctionnant avec la technologie OLEV / Photo : Caradisiac

Bref, du coup, il est désormais possible de faire rouler des véhicules électriques à moindres coûts, et même de penser à des trains qui roulent sans rails ni caténaires aériens. Et les premiers bénéficiaires, ce seront les sud-coréens, bien sûr ! Car l'impact du développement de la technologie OLEV sur l'énergie et l'environnement ainsi que sur l'économie sud-coréenne dans son ensemble, seront énormes. En effet, si la moitié des véhicules circulant dans le pays, soit 6 millions de véhicules, sont remplacés par des automobiles OLEV, l'énergie électrique produite par seulement deux des centrales nucléaires du pays suffiront à les alimenter toutes. Et la nation pourra ainsi réduire ses importations de pétrole de 35 millions de barils par an, soit environ 3 milliards de dollars (ou 1.500 milliards de FCFA) ! Imaginez ce qu'on peut faire comme investissements avec 1.500 milliards de nos francs...

De plus, les exportations du pays en rapport avec cette technologie révolutionnaire, pourront accroître substantiellement sa part de marché dans le secteur mondial de l'automobile ainsi que dans celui de la construction de centrales nucléaires où il dispose d'une technologie ultra-moderne.

Toutefois, il y a une question à laquelle je n'ai pas encore trouvé de réponse : la transformation de la plupart des routes en « stations de rechargement » d'énergie électrique n'aurait-il pas des conséquences néfastes sur la santé des hommes qui les utiliseront (piétons comme automobilistes) ? Une étude de l'impact de la technologie OLEV sur la santé des populations a-t-elle été menée ? Je crois que les bénéfices de cette technologie devraient être mis dans la balance avec les pertes éventuelles dans le domaine de la santé.

À part cette interrogation, je note que pendant que nous ici, on se chamaille pour savoir qui a fait entrer son village à la Police, pendant qu'une partie du pays obéit à une logique d'administration de guerre, les autres, eux ne s'arrêtent pas pour s'apitoyer sur notre piteux spectacle ! Les autres avancent allègrement, creusant davantage l'écart qui existe déjà entre eux et nous. Si seulement on pouvait arrêter les querelles inutiles et commencer à se poser les vraies questions, celles dont les solutions seront le point de départ pour impulser la croissance et améliorer le bien-être des populations... j'espère seulement que je ne rêve pas trop ! Pour que l'Afrique avance !

Ch@rlie

 

 

mercredi, 14 avril 2010

Le sommet (anti-)nucléaire d'Obama : quelle utilité ?

photo_1271197454988-3-0.jpg

Le président Barack Obama des Etats-Unis a réussi à rassembler 46 de ses homologues autour d'un sujet qui depuis un certain temps n'a de cesse de jeter de l'huile sur le feu des relations politico-militaro-économiques internationales. Oui, s'il est un sujet qui soulève les plus grandes polémiques mondiales, c'est bien celui du nucléaire. En effet, le président américain a ouvert avant-hier lundi (12 avril 2010) à Washington un sommet de deux jours sur la sécurité nucléaire dans le monde pour éviter que des armes atomiques ne se retrouvent un jour entre les mains de groupes terroristes ou d'États « voyous ».

Même si je dois avouer que le principe de cette réunion, en lui même, est une avancée sur le dossier (c'est la première du genre), je ne peux m'empêcher de me poser des questions sur l'efficacité du procédé, qui, il faut le dire en passant, sera répété une fois tous les deux ans (la prochaine édition est prévue se tenir en 2012 en Corée du Sud).

photo_1271196833187-1-0.jpg

Premièrement, je trouve que ce sommet, qui consacre d'une certaine façon cette nouvelle morale internationale que je trouve impertinente, est proprement immoral. En gros, le postulat de base, c'est de persuader les pays qui n'ont pas encore l'arme nucléaire qu'ils n'en n'ont pas vraiment besoin, tandis que ceux qui la possèdent depuis des décennies trainent les pieds pour s'en débarrasser. Au nom de quelle rationalité certains seraient plus aptes que d'autres à gérer cette arme de destruction massive ?

Deuxièmement, que vaudrait la Coupe du Monde 2010 sans le Brésil ou l'Espagne (la liste n'est pas exhaustive) ? De même, je me demande si un sommet censé explorer les voies et moyens pour avoir une meilleure sécurité mondiale en matière de nucléaire, a vraiment son sens si l'Iran et la Corée du Nord n'y sont pas invitées ? Pire, le président Mahmoud Ahmadinejad de l'Iran a jugé que de tels sommets « organisés par des personnalités insensées », ne visaient qu'à humilier l'humanité.

Enfin, comme pour le sommet de Copenhague sur le climat, je pense que le sommet de Washington ne servira qu'à rappeler à toute la planète (notamment aux pays pauvres qui n'y peuvent strictement rien) la menace que représente le nucléaire militaire, à amener les Etats à annoncer des engagements auxquels eux-mêmes ne croient pas, juste pour se donner bonne conscience. Tenez, les Etats-Unis par exemple, ont annoncé la réduction du nombre d'ogives nucléaires en leur possession de 2.000 à 1.550. Qu'est-ce qui empêche de passer directement à zéro ogives, si l'objectif, c'est vraiment la dénucléarisation (militaire) ? Le communiqué final, en six principaux points, propose notamment « de sécuriser l'ensemble des matériaux nucléaires dans un délai de quatre ans ». On ne peut pas faire plus concret que ça en terme de dénucléarisation ! Là-dessus, je suis d'avis avec Monsieur Jacques Attali qui dit que « Aucun traité ne peut en prémunir [la prolifération nucléaire]. Seules peuvent y parvenir la sagesse des dirigeants et la qualité de la gouvernance. La seule garantie, fragile, de l’un et de l’autre est la mise en place d’institutions démocratiques [au niveau international], avec la transparence et les contrepouvoirs qu’elle implique. La démocratie serait le seul garant planétaire de la paix nucléaire. On en est loin ».

Ch@rlie

vendredi, 15 janvier 2010

Tremblement de terre à Haiti : aurait-on pu éviter le pire ?

2-afp-450.jpg

 Ce qui est arrivé

L'événement qui défraie la chronique en ce moment, c'est ce malheur qui vient de frapper Haïti, un pays déjà fortement éprouvé par la pauvreté et le manque de démocratie. En effet, le mardi 12 janvier dernier, aux environs de 16H heure locale (21H temps universel), un séisme de magnitude 7 sur l'échelle de Richter, s'est produit à quelques 15 kilomètres de Port-au-Prince, la capitale haïtienne. Il convient de noter que les séismes sont considérés comme destructeurs à partir d'une magnitude de 6 sur l'échelle de Richter. C'est donc dire qu'il s'agit là d'un tremblement de terre particulièrement sévère (il faut remonter jusqu'à 250 ans en arrière pour trouver un semblable ayant frappé ce pays).

Les dégâts sont énormes, tant en vies humaines qu'en pertes matérielles. On parle ici et là de plusieurs dizaines de milliers de victimes (certaines sources avancent le chiffre de plus de 100.000 morts), de plusieurs bâtiments (dont des immeubles de l'administration – le palais présidentiel et les bureaux de l'ONU notamment) qui se sont effondrés. Et aujourd'hui encore, plusieurs milliers de personnes s'apprêtent à dormir à la belle étoile, redoutant de retourner dans leurs maisons.

Cette catastrophe naturelle appelle plusieurs questions. La première, c'est naturellement de savoir si l'on aurait pu éviter l'ampleur des dégâts à l'aide d'une prédiction de l'événement.



 Aurait-on pu le prévoir ?

Certaines sources indiquent que selon les comptes-rendus de certains géologues et géophysiciens s’étant penchés sur Haïti depuis plusieurs années, ce séisme n’était pas une surprise. En 2002 et 2008, ces scientifiques auraient tenté de sensibiliser le gouvernement haïtien face à la prévision de cet événement. Toutefois, ce n'est pas aussi simple que cela ! Selon les informations scientifiques disponibles sur l'étude des séismes, il semble que les prévisions à long terme soient plus fiables que celles à court terme. Ainsi, on est en mesure d'identifier les zones à risque à partir de techniques éprouvées, mais on n'est pas en mesure de dire exactement à quel moment la catastrophe va sévir, ce qui rend la pro-activité limitée. Le problème avec les prévisions à court terme des séismes, c'est qu'il existe un nombre très élevé de techniques dont la fiabilité n'est pas encore vraiment satisfaisante. Ainsi, pour gagner en efficacité, il faut en combiner plusieurs, ce qui peut revenir très coûteux.

La seconde question qui me taraude l'esprit est relative à l'afflux d'aide spontanée au pays.

Faut-il une apocalypse pour que les pays riches viennent au secours ?

Une des leçons de cette tragédie, c'est que la solidarité internationale peut bel et bien exister. Et à ce sujet, il faut féliciter les gouvernements américain, australien et canadien, sans oublier les autres qui ont spontanément décidé d'apporter leur aide en ressources humaines, en matériel et en argent.

Mais n'oublions pas qu'avant cette catastrophe, Haïti vivait déjà une autre catastrophe dont personne ne semblait s'émouvoir ! Ce pays est classé parmi les plus pauvres de la planète, et il est même indiqué qu'environ 70% de sa population vit avec moins de 2 dollars par jour. Alors, moi je me demande s'il faut attendre que le pire se produise pour que la solidarité internationale s'exprime. Ce n'est pas que l'aide à Haïti dans cette situation ne soit pas nécessaire, loin s'en faut ! Mais je crois que le rôle de pompier n'est pas le meilleur quand il s'agit d'aider à l'amélioration du bien-être des populations des pays en développement. Qu'en pensez-vous ?

Ch@rlie

Pour voir la carte des zones à risque de tremblements de terre, cliquez ici.

mercredi, 30 décembre 2009

Insolite : des animaux transparents !

Pendant que l'Afrique et les africains continuent à s'enfoncer dans le sous-développement et les querelles interminables, il y en a sur cette planète qui , heureusement, n'ont pas fini de réfléchir à faire avancer le monde. Ils ont même à coeur de préserver les espèces qui ont servi pendant longtemps à faire avancer la science. Eh oui, le Professeur Yutaka Tamaru de l'Université de Mie (Centre-Ouest du Japon) fait partie de ceux-là qui font avancer la science en cherchant à préserver des animaux. Lui et son équipe viennent d'inventer un poisson rouge transparent, dont on peut voir les organes sans être obligé de procéder par vivisection. Une autre équipe japonaise ayant mis au point une grenouille transparente dès 2007, déjà dans le but d’éviter la vivisection, vient par ailleurs d’annoncer la commercialisation du batracien. Je vous laisse tout simplement contempler ces deux chefs-d'oeuvre.

 

grenouille-transparente.jpg
931023f.jpg
300x200_1372728_0_842b_ill-1285675-e7ec-rtr1u9t9.jpg
Vous en pensez quoi ?

Ch@rlie

mardi, 22 décembre 2009

Sécurité routière : où sont passés les radars numériques ?

thumbnail.large.1.1232562780.gare-de-tro-tro.jpg

Le 31 mars 2008, a été signée une convention de partenariat entre la Bureau National d'Etudes Techniques et de Développement (BNETD) et l'Office de Sécurité Routière (OSER). L'objectif de cette convention, c'était d'équiper à moindre coût l’OSER des nouveaux radars numériques de dernière génération mis au point par le BNETD.

Selon les experts du Bureau, ces radars présentent plusieurs avantages par rapport à ceux qui étaient précédemment utilisés par les équipes de l'OSER. En effet, ces appareils de haute technologie sont basés sur un système appelé DOCAV (Dispositif Optoélectronique de Contrôle Automatisé de Vitesse). En français (pour nous qui ne sommes pas des spécialistes), il s'agit de radars munis de caméras numériques haute résolution qui sont contrôlés par ordinateur. La particularité de ces radars, c'est qu'ils permettent d'avoir l'image du véhicule en infraction en temps réel, donc de la présenter à l'automobiliste concerné. En plus, les informations (photo du véhicule, vitesse du véhicule...) peuvent être traitées et envoyées sur téléphone portable, ce qui, en principe, évite de se déplacer pour aller jusqu'au lieu où se trouve le radar. Finies donc les longues et vives discussions sous le chaud soleil d'Abidjan (et des autres villes de Côte d'Ivoire).

C'est le lieu de féliciter le BNETD dont le centre de recherche (Institut de Formation à la Haute Expertise et de Recherche – IFHER) est la preuve incontestable que le combat technologique si nécessaire au développement des pays africains, peut et doit être remporté sur le sol africain. Ce qu'il nous faut, c'est d'apprendre les techniques occidentales et de les adapter à nos réalités pour qu'elles puissent résoudre efficacement nos problèmes et répondre à nos besoins.

C'est pourquoi, soit dit en passant, j'exhorte au retour tous les africains qui, après avoir acquis les connaissances utiles au continent, restent dans leurs pays d'accueil, au prétexte qu'il n'y a pas de débouché dans leurs pays d'origine. Ce que je crois, c'est que les débouchés, ça ce crée, ça se suscite...

Mais, pour terminer, quelqu'un à Abidjan ou dans une ville de l'intérieur, a-t-il déjà bénéficié de ce joyau dont, selon mes sources, deux exemplaires auraient été remis à l'OSER depuis le 31 juillet 2009 ? En tous cas, moi, la dernière fois que je me suis fait flasher, il m'a été demandé de retourner quelques kilomètres en arrière pour voir la photo de ma voiture, ce que j'ai refusé d'ailleurs (j'étais sur l'autoroute du Nord et revenir en arrière signifiait une grosse perte de temps, ce que je ne possédais pas en quantité suffisante !).

Cela montre au moins une évidence : une chose est d'avoir les équipements nécessaires, une autre est de vouloir s'en servir convenablement... Pauvre Afrique !

Ch@rlie

mercredi, 09 décembre 2009

Réchauffement climatique : le sommet de Copenhague peut-il aider ?

iceberg.jpg

Depuis avant-hier, se tient à Copenhague au Danemark, un sommet regroupant 192 pays qui se retrouvent pour réfléchir aux solutions à mettre en œuvre en réponse au réchauffement de la planète qui constitue, selon les experts, une véritable menace pour l'humanité. Ce sommet, organisé sous l'égide de l'Organisation des Nations Unies (ONU), est la suite logique de celui de Kyoto au Japon en 1998, qui a vu naître le fameux protocole du même nom. En effet, alors que ce protocole prendra fin en 2012, il est question de faire prendre par les pays de nouveaux engagements, que l'ONU espère plus ambitieux pour la préservation du climat. On peut citer à titre d'exemples (la liste n'est pas exhaustive) : l'augmentation des sécheresses et des inondations provoquée par l'élévation de la température de la Terre, la réduction de la glace et des neiges qui peut provoquer des sécheresses et entraîner un manque d’eau potable dans certaines régions du monde, le renforcement des phénomènes météorologiques extrêmes, l'élévation du niveau de la mer...

Un sommet dont les objectifs sont clairs

L'objectif de ce sommet est donc clairement identifié : il s'agit de trouver les voies et moyens pour ralentir au mieux le réchauffement de la planète, notamment en ce qui concerne les effets des actions humaines sur le climat. Pour ceux qui douteraient encore du caractère sérieux du phénomène et du danger réel qu'il représente à l'échelle de l'humanité, il convient de noter que de nombreux effets du réchauffement climatique ont été bien documentés, et les phénomènes observés dans la réalité concordent très majoritairement avec les prévisions qui avaient été faites.

En la matière, les principaux moyens habituellement utilisés sont fondés sur l'instauration d'un marché de l'émission des gaz à effet de serre. Il s'agit d'amener les pays à mettre en oeuvre des actions tendant à limiter la leurs émissions néfastes pour le climat. À partir de ces possibilités offertes aux pays, il se crée donc des négociations entre pays pour s'échanger les droits d'émission.

Trois groupes aux intérêts pas toujours conciliables

On aurait pu penser que cette situation résulte ou implique une certaine cohésion de l'ensemble des pays quand il s'agit de la lutte contre le réchauffement climatique. Pourtant, on peut distinguer trois types de pays dont les intérêts ne sont pas toujours cohérents. Le premier groupes de pays est constitué des nations industrialisées, qui sont principalement à l'origine des problèmes que connaît la planète, du fait de leur modèle d'industrialisation qui utilise comme principale source d'énergie le pétrole et ses dérivés. Ces nations ne sont pas forcément favorables à la limitation des émissions de gaz à effet de serre, qui constitue une véritable remise en cause de leur modèle de développement. C'est pourtant vers elles que se tournent tous les regards quand il s'agit de faire les plus grands efforts.

Le deuxième groupe de pays contient les nations émergentes qui sont en pleine phase d'industrialisation, et pour lesquelles on observe un relatif rattrapage des pays industrialisés. Ces pays-là sont carrément opposés à la réduction des émissions, qui signifie pour eux une menace sur l'élan économique qu'ils ont entamé. En cela, ils sont appuyés par les experts du FMI qui mettent en avant les risques que comporterait une telle action, surtout dans un environnement économique et financier mondial marqué par une crise profonde.

Enfin, il y a les pays en développement, qui sont présentés comme les victimes du réchauffement climatique, en ce sens qu'ils ont la plus faible contribution au phénomène, mais qu'ils en subissent les pires conséquences. Ces nations ont choisi de saisir l'occasion du sommet pour réclamer une aide (méritée pour une fois), en guise de réparation pour dommages causés par l'industrialisation des autres pendant qu'eux sont demeurés attachés à des techniques culturales archaïques dont le seul mérite est de ne pas contribuer au dérèglement du climat. Au nombre de ces pays, ceux d'Afrique, qui évaluent déjà à 100 milliards de de dollars, l'aide annuelle qui sera nécessaire pour leur permettre de résoudre les problèmes liés au climat.

Les faibles chances de réussir du sommet

Loin de moi l'idée de prôner un quelconque pessimisme infondé relativement à l'issue de ce sommet dont l'importance n'est pas à discuter. C'est vrai que déjà à la veille de l'ouverture du sommet, plusieurs pays ont annoncé leurs intentions de réduire sérieusement leurs émissions. Mais, force est de constater que vu les intérêts en présence, un accord utile et efficace pour atteindre l'objectif majeur de lutte contre le réchauffement climatique est fort peu probable. Il suffit pour s'en convaincre de considérer le sort réservé au protocole de Kyoto, dont la mise en œuvre prendra fin en 2012 et qui devrait laisser le relai aux conclusions de Copenhague. Tous les observateurs sont unanimes pour dire que ce protocole n'a pas été mis en oeuvre suffisamment par ses signataires (pour ceux qui se sont donné la peine de le ratifier !). En effet, « aucun des plus gros pollueurs de la planète, notamment les Etats-Unis d'Amérique, la Russie, l'Australie, la Chine et l'Inde, ne peut se targuer d'avoir respecter convenablement les engagements de réduction qui le [le protocole] caractérisent », reconnaît Moussa Touré, journaliste à Fraternité Matin.

En plus, si c'est encore une fois pour imposer des engagements sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, sans toucher du doigt le vrai problème qui est celui du modèle économique assis sur des énergies polluantes, je crains que cela ne serve pas à grand chose.

À mon humble avis, il faut oser remettre en question l'utilisation quasi-exclusive des énergies fossiles (n'en déplaise au lobby du pétrole), et s'orienter résolument vers le développement et la vulgarisation d'énergies plus propres telles que le solaire ou l'éolienne. Je suis sûr que si les humains le veulent, ils peuvent trouver les moyens d'y parvenir. Le salut de la Terre se trouve dans cette direction.

Ch@rlie

 

mardi, 08 décembre 2009

Une arnaque à 6.000 euros (3.935.742 FCFA) !

 

 

682039_6448634-mhn502-m141a.jpg

Après un «chat» avec une Ivoirienne soi-disant mineure, un quinquagénaire morbihannais a été harcelé de mails et de coups de téléphone: un faux procureur de la République, à Abidjan, lui réclamait de l'argent pour éviter toute poursuite... L'internaute s'est exécuté. Il témoigne.

Un avocat vannetais l'a surnommé le «Monsieur de l'arnaque africaine». Au début de l'été dernier, ce célibataire vivant dans la région de Locminé commence à échanger sur un site internet dédié aux «rencontres conviviales et sexy». Une femme d'une trentaine d'années, de nationalité ivoirienne et au physique de mannequin, entre en contact avec lui, plutôt pour le côté «sexy». L'aguiche. «Elle m'a donné son numéro de téléphone: elle voulait me rencontrer physiquement...». Le quinquagénaire «a le malheur» de lui divulguer ses deux numéros personnels, mobile et fixe. Cinq minutes de chat pour plusieurs semaines de désagréments. Car le lendemain, premier courriel: un message du présumé procureur de la République, à Abidjan, photographie en uniforme militaire à l'appui. «Il m'écrit qu'en face de moi, j'avais eu affaire à une fille âgée de 8ans». Et que les parents de la mineure vont engager des poursuites à son encontre.

1.000 € à payer pour en récupérer 5.000 autres

Pour passer au travers, selon le représentant du parquet abidjanais, une seule possibilité: verser5.000€, en cash, via WesternUnion, à une adresse de la capitale économique de la Côte d'Ivoire. Le Morbihannais s'exécute, après avoir reçu un autre mail au contenu similaire. Un «document officiel», croit-il, émanant, cette fois-ci, des services de la garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie. «J'ai paniqué». Sans compter des appels téléphoniques, par dizaines. Au bout du fil, à tour de rôle, le procureur susnommé, un autre «juge et l'ambassadeur de France». Le parquetier lui adresse un nouveau courriel: les enquêteurs africains ont bien décelé une arnaque. «Pour récupérer mon argent, je devais payer 1.000€». Toujours en espèces, encore par mandat. Il s'acquitte de cette somme. Des doutes apparaissent: «Je commençais à en avoir marre». Il dépose finalement plainte à la gendarmerie du coin, qui confirmera l'escroquerie. Les militaires indiquent à la victime que, par exemple, tout courrier émanant du ministère de la Justice est envoyé en recommandé. Pas par le web. La note dépasse, pour le quinquagénaire, les 6.000 €, frais divers obligent.

Personne au bout du fil...

Plusieurs semaines s'écoulent. Fin septembre, deux appels, au milieu de la nuit, réveillent la victime. Elle décroche. Personne. Le Morbihannais enregistre les numéros, l'indicatif «225» s'affichant sur son téléphone. Celui de la Côte d'Ivoire. Et puis plus rien. Cette plainte a peu de chance d'aboutir sur le plan judiciaire. Mais déjà, il y a un plaignant. Car, comme le détaille le colonel Michel Coat, le patron de la gendarmerie morbihannaise, les victimes hésitent souvent à se lancer dans des poursuites. «Par honte». Dans le département, 520faits de cyberdélinquance ont été comptabilisés depuis le début de cette année. Pour les contrer, les gendarmes disposent de deux référents nouvelles technologies, dits «N-Tech», plus sept correspondants répartis dans les quatre compagnies.

Source : www.letelegramme.com

Toutes les notes